Asset Management

Allocation

Les fonds actions à dividendes naviguent en eaux troubles

Funds Magazine - 18 Septembre 2020 - Catherine Rekik

Fonds actions, Dividendes

Entre 1998 et 2019, les dividendes ont contribué à hauteur de 74 % à la performance du MSCI Europe. Les fonds sélectionnant des sociétés payant des coupons réguliers et en croissance ont séduit les investisseurs. Mais la crise économique découlant de la pandémie de Covid-19 a mis un coup de pression sur les sociétés les plus généreuses, les contraignant à réduire voire à couper les dividendes. Si la plupart des fonds en pâtissent, certains, en dépit du contexte, tiennent toujours leurs promesses.

- 23% ! C’est la baisse que pourraient accuser les paiements de dividendes en 2020 d’après Janus Henderson si son scénario du pire se confirmait. Le montant versé tomberait ainsi à… 1 100 milliards de dollars. «Une pause temporaire des dividendes peut certes peser sur le sentiment à court terme, mais elle ne modifie en rien la valeur fondamentale d’une entreprise. En effet, si le capital nouvellement émis ou non distribué n’est pas nécessaire, il finira par être reversé aux actionnaires», explique Jane Shoemake, directrice des investissements au sein de l’équipe actions internationales à fort rendement de Janus Henderson. 

Il est vrai qu’à court terme la tendance n’est guère favorable : au deuxième trimestre, le montant versé a été réduit d’un cinquième. Toutes les régions ont été affectées, «sauf l’Amérique du Nord où les dividendes au Canada se sont avérés résistants», précise Janus Henderson. L’Europe et le Royaume-Uni ont été les plus touchés. De quoi mettre à mal la stratégie des fonds investis dans les titres offrant des rendements élevés. 

L’offre de fonds à dividendes s’est étoffée ces dernières années et a séduit les investisseurs dans un contexte de faibles rendements obligataires. Mais tout a changé au printemps avec la crise liée du Covid-19. «La plupart de ces fonds ont un positionnement “value” avec un mix de valeurs pétrolières, financières et télécoms, des secteurs en décroissance structurelle, parfois trop endettés pour faire face à des investissements...

La suite de cet article est réservée aux abonnés

Vous avez déjà un compte

Pour lire la suite de cet article, connectez-vous à votre compte

Mot de passe oublié

En cas de problème avec votre compte abonné, merci de contacter abonnement(at)optionfinance.fr

Pas encore abonné ?

Découvrez toutes nos offres d'abonnement et accédez à nos articles et dossiers en ligne.

S'abonner