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Aberdeen Global Select Emerging Markets Bond Fund

Option Finance - 15 décembre 2014 - Carole Leclercq

Investi sur l’ensemble des marchés de la dette émergente, gouvernementale et corporate, avec une grande flexibilité dans l’utilisation des différents instruments de l’univers, le fonds Aberdeen Global – Select Emerging Markets Bond Fund permet de capter la vaste gamme de profils risque/rendement de cette classe d’actifs, et ce à n’importe quelle étape du cycle économique.

Pourquoi investir dans ce fonds ?

Pouvant être exposé à des titres libellés en devise forte ou en devise locale, ce produit profite également des opportunités sur les monnaies comme une source additionnelle de performance et de diversification.

«La dette émergente présente toujours une prime de risque supérieure à celle de la dette des marchés développés, alors que ses fondamentaux se sont sensiblement améliorés ces dernières années, et s’avèrent souvent plus solides, souligne Kevin Daly, gérant senior spécialisé sur la dette émergente. Les rendements offerts sont donc très attractifs, au regard notamment de taux appelés à rester durablement faibles dans les pays développés dans un contexte déflationniste. La dette émergente continue également d’afficher un faible niveau de corrélation avec les marchés développés, ce qui en fait un outil de diversification précieux.»

La stratégie Global Select Emerging Markets Bonds, qui représente au total quelque 6 milliards de dollars à fin novembre, dont 2,9 milliards sur le fonds, bénéficie des ressources importantes dont dispose Aberdeen AM depuis plus de 20 ans sur l’ensemble des marchés émergents, avec plus de 70 professionnels de l’investissement dédiés et la couverture de plus de 60 pays. «Nous ne prêtons que peu d’attention au consensus ou aux indices de référence lorsque nous investissons, précise Kevin Daly. Nous préférons faire confiance à notre propre recherche fondamentale et technique pour déployer une gestion de fortes convictions. C’est aussi pour nous la possibilité d’analyser en toute indépendance les plus petits pays de l’univers, souvent source de rendements très attractifs.»

Le fonds affiche un solide historique de performances sur le long terme. A fin novembre, celui-ci enregistrait une performance annualisée de 7,12 % sur trois ans (contre 7,36 % pour l’indice de référence, JPM EMBI GD USD) et de 8,09 % sur cinq ans (contre 8,15 % pour l’indice de référence).

Le processus de gestion

Le processus d’investissement s’articule autour d’une analyse détaillée des pays dans le contexte des tendances économiques mondiales. «Nous effectuons une analyse fondamentale de type top-down et une analyse crédit de type bottom-up afin d’obtenir une parfaite compréhension de tous les facteurs entrant en ligne de considération pour la classe d’actifs», précise Kevin Daly.

L’analyse fondamentale repose sur une analyse qualitative, permettant d’évaluer la volonté du pays à honorer sa dette, doublée d’une analyse quantitative, pour évaluer sa capacité à le faire. «L’analyse des données macroéconomiques, financières et politiques ne suffit pas, précise Kevin Daly. Cela nécessite aussi d’aller à la rencontre des entreprises locales et des banques, mais également des investisseurs locaux, des économistes indépendants et des analystes politiques, et ce afin de pouvoir mieux évaluer la tournure des événements dans chaque pays.» Pour affiner cette analyse fondamentale et déceler les opportunités d’investissement, l’équipe de gestion se focalise également sur les indicateurs techniques de marché tels que la nature des instruments, la valeur relative, la liquidité et les déséquilibres entre l’offre et la demande.

Au final, le portefeuille sera très diversifié, avec un minimum de 25 pays représentés. Afin d’encadrer les risques, un pays ne pourra représenter plus de 20 % de l’actif (2 % pour les plus petits), tandis que l’exposition totale aux instruments corporate ne dépassera pas 20 % et celle aux devises 25 %.

La société de gestion

Aberdeen Asset Management est l’une des plus grandes sociétés de gestion en Europe ayant pour seul et unique métier la gestion d’actifs. Elle gérait, à fin septembre 2014, quelque 416 milliards d’euros d’actifs pour le compte de tiers à travers le monde entier. Avec plus de 2 000 collaborateurs basés dans 30 bureaux et 23 pays, Aberdeen possède une vision à la fois locale et globale des marchés internationaux et met en place, au travers de fonds ouverts et de mandats dédiés, une gestion active visant à tirer parti des inefficiences des marchés. Les stratégies sur les marchés émergents, une des principales expertises de la société de gestion aux côtés des actions, obligations, de la gestion alternative et de l’immobilier, représentaient plus de 130 milliards de dollars sous gestion au 30 septembre 2014, soit plus d’un tiers des actifs totaux.

L'équipe de gestion

Le fonds est géré au sein de l’équipe dette émergente d’Aberdeen Asset Management. Dirigée par Brett Diment, cette équipe stable et très expérimentée est composée de 18 collaborateurs aux expertises très complémentaires. L’équipe, basée à Londres et sur différents pôles de gestion en Asie et Amérique latine, travaille de manière collégiale et collabore avec l’ensemble des équipes d’Aberdeen spécialisées sur les actions émergentes ainsi que celles dédiées aux marchés obligataires américains et asiatiques. Elle gérait fin septembre quelque 13 milliards d’actifs sous gestion.

Les convictions de Kevin Daly, gérant senior

Kevin Daly, gérant senior
Kevin Daly

Quelles sont les perspectives de la dette émergente ?
A long terme, les marchés émergents devraient continuer d’être soutenus par des niveaux d’endettement faibles, une évolution démographique favorable et des perspectives de croissance prometteuses. De plus, les entreprises des marchés émergents ont toutes les chances de prospérer grâce à des bilans plus sains et des niveaux d’endettement moins élevés que ceux de leurs concurrentes des pays développés. D’un point de vue technique, l’offre de produits obligataires reste soutenue par l’appel aux marchés des capitaux de nombreux pays émergents pour participer au financement de la croissance, au développement des entreprises et à la réalisation des besoins en infrastructures. En parallèle, la classe d’actifs devrait également bénéficier de la poursuite des flux de capitaux des investisseurs institutionnels à destination des marchés émergents.

Quelles sont vos principales préoccupations à l’heure actuelle ?

Les risques pays pourraient continuer de susciter des inquiétudes en raison de la situation en Ukraine, au Proche Orient et en Irak. Les investisseurs sont également vigilants sur les conséquences des élections récentes en Inde, en Indonésie et au Brésil, même si les candidats élus sont plutôt favorables aux marchés. La santé de l’économie chinoise demeure aussi une source de préoccupation qui peut susciter un regain de volatilité. Enfin, l’évolution de la politique monétaire américaine et le redressement du dollar pourraient venir peser sur les devises émergentes.

Quelles zones géographiques vous semblent receler de nombreuses opportunités ?
Nous pensons qu’à l’image des principaux marchés émergents durant les dernières décennies, l’univers obligataire des marchés frontières va se révéler plus attrayant avec le temps à mesure que la liquidité s’améliore et que les primes de risque diminuent. A ce titre, l’Afrique, notamment subsaharienne, recèle, selon nous, de nombreuses opportunités. Un nombre croissant de pays fait d’ailleurs son entrée dans les indices obligataires de référence des marchés émergents. De nouveaux acteurs arrivent aussi et suscitent l’intérêt des investisseurs étrangers. La première émission d’eurobonds du Kenya au mois de juin est une bonne illustration puisqu’elle a établi le record de l’émission la plus importante dans la région avec un volume de 2 milliards de dollars en obligations à 5 et 10 ans. L’Ethiopie, deuxième pays le plus peuplé d’Afrique, va également bientôt émettre pour la première fois des obligations pour investir dans des projets d’infrastructures ambitieux. Le fonds saisira cette nouvelle opportunité pour diversifier son exposition au continent africain, où nous pensons avoir un avantage compétitif grâce à notre très bonne compréhension de la région.

Le Brésil est l’une de vos principales convictions. Pourquoi ?

La nouvelle équipe constituée par Dilma Rousseff après sa réélection fin octobre doit, bien sûr, faire ses preuves pour sortir le pays de la récession, juguler l’inflation mais également réduire les profondes inégalités sociales. Nous restons néanmoins confiants sur le redressement du pays à moyen terme et souhaitons pouvoir continuer de profiter des rendements très attractifs de la dette brésilienne, parmi les plus élevés de l’univers.

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