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Aviva Grandes Marques ISR

Funds Magazine - 18 Septembre 2020 - Marianne Di Meo

Fonds actions, Aviva Investors France

Aviva Grandes Marques ISR est une stratégie actions internationales responsable sur les grandes marques, dont la durée de placement recommandée est de cinq ans minimum.

Pourquoi investir dans ce fonds ?

Le postulat de base ? Grâce à leur capacité à se différencier, les grandes marques tendent à mieux résister que leurs concurrents, tant en ce qui concerne leurs performances opérationnelles que boursières, quel que soit l’environnement économique. «Les grandes marques se distinguent notamment par leur pricing power, c’est-à-dire leur capacité à maintenir voire à augmenter leurs prix, précisent Xavier Laurent et Jean-François Chambon, co-gérants du fonds. Elles se caractérisent également par des niveaux élevés d’investissement dans l’innovation produits et dans la relation client. Tout cela leur permet d’afficher, dans la durée, des niveaux de croissance, de marge et de génération de cash-flows supérieurs à ceux de leurs compétiteurs, et moins volatils.»

Depuis l’an dernier, ce fonds thématique dispose du label ISR. L’investissement socialement responsable constitue en effet un axe stratégique pour la société de gestion. Aviva Investors est signataire des Principles for Responsible Investment (PRI) depuis 2006 et dispose d’une équipe Global Responsible Investment de 23 personnes dédiées à la recherche et à l’analyse selon les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Aviva Investors France, qui s’est engagée en 2017 dans une démarche de labellisation de sa gamme, propose aujourd’hui 15 fonds labellisés ISR. Avec 12,6 milliards d’euros d’actifs labellisés ISR à fin juin 2020, Aviva Investors France se place d’ailleurs parmi les premiers acteurs français en matière d’encours sous gestion ISR.

Le processus de gestion

La gestion est assurée par trois gérants, chacun étant spécialisé dans une zone géographique afin de capitaliser sur sa connaissance du marché : Xavier Laurent pour l’Europe, Jean-François Chambon pour l’Asie (tous deux étant co-gérants du fonds depuis sa création, en 2013) et Robert Plaza pour les Etats-Unis. Bien que chacun ait la responsabilité de sa poche, ils entretiennent un dialogue permanent sur les idées d’investissement et se réunissent de manière plus formelle une fois par mois.

L’univers d’investissement est filtré selon deux critères : un filtre «grande marque» et un filtre ISR.

La qualification de «grande marque» repose sur de nombreux critères. La grande marque jouit d’une notoriété qui excède son secteur d’activité et elle bénéficie d’une excellente image auprès d’un public large. Elle est capable de fidéliser ses clients par la désirabilité de ses produits, l’ingéniosité des services associés, le sentiment d’accès au Graal, de faire partie d’un club de privilégiés ou de connaisseurs, et bien sûr aussi par la qualité du service après-vente. Elle est par ailleurs en mesure de contrôler sa politique de prix et ses circuits de distribution. Autre point essentiel : une stratégie digitale offensive. «La grande marque doit à la fois présenter une stratégie claire et transparente, bénéficier d’importantes barrières à l’entrée et d’une avance concurrentielle, mais aussi afficher des fondamentaux de qualité et une situation financière solide», résument les gérants. 

En ce qui concerne le filtre ISR, c’est l’approche best-in-class qui a été retenue. Sont ainsi écartées de l’univers d’investissement les 20 % d’entreprises les moins bien notées par MSCI ESG Research dans chaque secteur. «Les grandes marques qui ont une véritable stratégie de long terme ont en règle générale une vision forte en matière de développement durable, constatent les gérants. Elles ont conscience des enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance, ne veulent pas entacher leur renommée et souhaitent véhiculer des valeurs fortes dans lesquelles leurs clients peuvent se reconnaître. A titre d’exemple, les constructeurs automobiles allemands investissent beaucoup dans la R&D pour combler leur retard dans le domaine de la voiture électrique.»

Le stock-picking opéré par les gérants se base ensuite sur des critères classiques comme la qualité des équipes dirigeantes, les perspectives de croissance ou encore le potentiel de valorisation. Pour affiner son choix de valeurs, l’équipe de gestion s’appuie également sur le travail d’analyse et de recherche de l’équipe Global Responsible Investment d’Aviva Investors.

Le portefeuille, qui comprend en moyenne entre 60 et 80 lignes, est exposé à hauteur de 60 à 65 % aux Etats-Unis, de 20 à 25 % à l’Europe et d’environ 15 % au Japon. A noter : le risque de change n’est pas couvert.

La société de gestion

Aviva Investors est la dénomination commerciale de la branche de gestion d’actifs du groupe Aviva. Représentée dans 14 pays, Aviva Investors gère 408 milliards d’euros d’actifs à fin décembre 2019. Aviva Investors France est le pôle d’expertise du groupe sur les classes d’actifs en euro. La société de gestion attache une importance particulière à son identité d’investisseur responsable, les critères ESG s’intégrant au cœur de la gestion. 

Les convictions des gérants, Jean-François Chambon et Xavier Laurent

Les gérants
Jean-François Chambon (à gauche) est gérant actions japonaises et asiatiques chez Aviva Investors France depuis 2005.Il a commencé sa carrière en 1990 au sein de la filiale de Hong Kong du groupe UAP. Il a rejoint Aviva Investors France en 1998 en tant qu’analyste financier sur les secteurs automobile et médias et télécommunications. Jean-François Chambon est titulaire d’un DEUG en sciences économiques et d’un DESS finances de l’université Paris-Dauphine, ainsi que d’un diplôme de la SFAF. Xavier Laurent est gérant actions chez Aviva Investors France depuis 2014. Au fil de sa carrière, qui a débuté en 1994, il a évolué à différents postes d’assistant de gestion, de gérant analyste puis d’analyste financier buy-side. Il a intégré Aviva Investors France en 2007 en tant qu’analyste buy-side sur le secteur des TMT.Xavier Laurent est titulaire d’un MBA de l’université de Richmond et d’un diplôme de la SFAF.

A quels types de grandes marques vous intéressez-vous ?

La thématique des grandes marques est très large, puisqu’elle englobe à la fois des marques de grande consommation et des marques de luxe. Nous avons voulu aller encore plus loin dans notre démarche, en ne nous arrêtant pas aux marques destinées au grand public mais en intégrant également les marques professionnelles. Notre univers d’investissement – une fois appliqué le filtre ISR – totalise environ 200 valeurs.

Nous nous intéressons bien entendu aux marques déjà bien assises, qui ont souvent une longue histoire derrière elles, mais nous ne négligeons pas non plus les marques en devenir. Il est frappant de voir avec quelle rapidité a évolué le statut de marques plus récentes. Elles ont en commun d’avoir amené une proposition qui n’existait pas auparavant et qui a été immédiatement adoptée par le consommateur, car elle était en phase avec les évolutions de la société.

Le fonds a-t-il des biais sectoriels ?

Il est très difficile de trouver de grandes marques dans certains secteurs d’activité et, à l’inverse, elles sont nombreuses dans d’autres pans de l’économie. Cela influe sur la structure du portefeuille. Les valeurs technologiques sont ainsi surreprésentées, à l’image de leur surreprésentation dans le panel des grandes marques mondiales.

Les grandes marques se distinguent par leur capacité de résistance. Cela s’est-il vérifié depuis le début de l’année, tant sur le plan opérationnel que boursier ?

On observe que les ventes et les marges des grandes marques résistent mieux dans la crise actuelle. Dans certains secteurs d’activité, le chiffre d’affaires et les profits sont même en forte hausse, à l’image de Nintendo. Apple, Microsoft et Google ont affiché au deuxième trimestre (le plus affecté par les mesures de confinement) des taux de croissance de leurs revenus et de leurs marges que l’on pourrait qualifier d’«indécents», et cela sur des bases déjà très élevées. Dans le secteur du luxe, Hermès et LVMH n’ont certes pas pu éviter un ralentissement sévère de leurs ventes avec l’arrêt du tourisme et la fermeture des magasins, mais les deux groupes ont fait état de rebonds époustouflants en Chine continentale dès que les conditions l’ont permis. 

Même dans des domaines industriels aux frais fixes élevés, directement touchés par la fermeture des sites de production et par la chute de la demande suite au confinement, ce type d’entreprise prouve sa résilience en parvenant à rester bénéficiaire, à l’instar de Toyota. 

Sur les sept premiers mois de l’année 2020, le fonds a affiché une meilleure résistance que son indice de référence (MSCI World dividendes nets réinvestis) dans un marché baissier qui souffre de l’impact fort de la crise de Covid-19 sur l’ensemble des économies de la planète.

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