Sélection de fonds

Actions thématiques

BNY Mellon Smart Cures Innovation Fund

Funds Magazine - 26 février 2021 - Marianne Di Meo

Pourquoi investir dans ce fonds ?

Le projet « génome humain », qui a abouti en 2003, a permis de séquencer et de cartographier tous les gènes humains. Grâce à cette avancée majeure, les scientifiques sont désormais en mesure d’identifier plus facilement les gènes associés à différentes maladies et de mieux comprendre les troubles héréditaires.

Les gérants de portefeuille de Mellon sont convaincus que nous nous trouvons à un tournant décisif, où il va enfin être possible d’utiliser toutes ces informations pour développer de nouveaux traitements puissants ciblant l’origine même des maladies génétiques : les gènes. Cette nouvelle catégorie de traitements recouvre les remèdes basés sur des virus, des thérapies à base de cellules génétiquement modifiées, la manipulation transitoire de gènes ou l’édition génomique. Aujourd’hui, les entreprises proposant ces remèdes intelligents sont essentiellement axées sur les maladies rares. Toutefois, à mesure que les scientifiques vont gagner en expérience et en confiance dans le génie génétique, ces thérapies vont aussi commencer à s’appliquer à des maladies plus courantes, telles que le diabète. Ces thérapies géniques, qui constituent l’un des domaines de la biotechnologie en plus forte croissance, devraient donc révolutionner le secteur de la santé dans les années à venir.

Le fonds BNY Mellon Smart Cures Innovation Fund, lancé en décembre dernier, cherche donc à investir dans les entreprises qui entendent traiter les maladies en ciblant les gènes qui en sont à l’origine.

La composition de l’équipe de gestion du fonds, qui réunit à la fois des professionnels issus du milieu de la recherche scientifique, de l’industrie de la santé et de la gestion d’actifs, constitue une véritable valeur ajoutée pour identifier les opportunités d’investissement dans ce domaine en évolution rapide qu’est la médecine génique.

Le processus de gestion

L’allocation du portefeuille est équilibrée entre, d’un côté, les pionniers cliniques – à savoir des entreprises de biotechnologie qui mènent des essais cliniques et commercialisent des thérapies géniques – et, de l’autre, les « seconds rôles », c’est-à-dire des sociétés qui aident les pionniers cliniques à commercialiser leurs découvertes en leur proposant des compétences spécifiques (séquençage génomique, fabrication de virus, identification de patients).

Dans la mesure où la plupart des thérapies géniques sont encore au stade des essais cliniques, les pionniers cliniques sont des petites et moyennes capitalisations de la biotech susceptibles de ne pas encore être rentables. Afin de mieux maîtriser les risques, la stratégie accorde donc une pondération plus faible aux entreprises dont la recherche en est au stade des essais précliniques et est davantage exposée à celles dont les essais sont en phase 3 (la dernière étape du processus).

Par ailleurs, la poche des « seconds rôles » offre une exposition aux grandes capitalisations qui devrait permettre d’atténuer la volatilité. De fait, ce sont souvent des entreprises de taille plus conséquente – parmi lesquelles de grands groupes pharmaceutiques comme Novartis, Roche et Sanofi – qui peuvent même avoir l’ambition de racheter des pionniers cliniques. Ces derniers ont de ce fait un intérêt spéculatif.

L’univers d’investissement, qui compte actuellement plus de 150 valeurs, continue de s’étoffer.

La sélection des valeurs repose sur leur analyse fondamentale et sur l’appréciation des opportunités qu’elles offrent à long terme en lien avec la thématique des thérapies géniques.

La pondération de chacune des deux catégories d’acteurs – les pionniers cliniques et les « seconds rôles » – peut varier de 40 à 60 %, et le portefeuille est resserré autour de 30 à 40 valeurs, dont le poids individuel ne peut excéder 8 %.

La société de gestion

Avec plus de 2 200 milliards de dollars d’actifs sous gestion au 31 décembre 2020, BNY Mellon Investment Management fait partie des plus grands gérants d’actifs au niveau mondial. La société de gestion se distingue par son modèle multiboutique offrant le meilleur des deux mondes : l’expertise spécialisée de huit sociétés d’investissement visionnaires, alliée à la solidité, à l’envergure et à la gestion financière éprouvée de BNY Mellon*.

* La gestion actions et diversifiée, y compris les gérants et analystes, de Mellon Investments Corporation (Mellon), qui inclut le fonds BNY Mellon Smart Cures Innovation Fund, est transférée à Newton. Durant la période de transition, aucun changement ne sera apporté aux équipes de gestion, aux processus ou aux approches d’investissement dans les stratégies ou fonds gérés par Mellon ou Newton. Il n’est pas non plus prévu à l’heure actuelle de fusionner ou de rationaliser les fonds BNY Mellon gérés par ces entités. La transition devrait être finalisée au troisième trimestre 2021.
Pour toute information complémentaire, nous vous invitons à consulter le site internet de BNY Mellon Investment Management :
www.bnymellonim.com.

Les convictions de l’équipe de gestion

Le fonds est géré par Amanda Birdsey-Benson, PhD, gérante de portefeuille et analyste senior, et Matthew Jenkin, gérant de portefeuille et analyste senior.
Avant de rejoindre le monde de l’investissement, Amanda Birdsey-Benson, qui est titulaire d’un doctorat en biochimie, s’est consacrée pendant plus de dix ans à la recherche en biologie et biochimie. Depuis qu’elle travaille dans l’investissement, elle s’est spécialisée dans les secteurs des biotechnologies, de la pharmacie et de la santé en tant qu’analyste.
Matthew Jenkin a de son côté travaillé en tant que chercheur principal chez SmithKline Beecham, avant de devenir gérant de portefeuille et analyste spécialisé dans la santé.

Quel est le potentiel de croissance du marché des traitements intelligents ?

La plupart de nos pionniers cliniques s’attaquent tout d’abord aux maladies rares, pour deux raisons essentiellement : premièrement, la FDA aux Etats-Unis soutient activement l’innovation dans le domaine des maladies rares et la procédure réglementaire est rapide et claire. Deuxièmement, il s’agit d’une technologie nouvelle. Il est plus aisé de justifier le rapport risque/bénéfice d’une nouvelle technologie chez une population de patients aux besoins non satisfaits importants, comme c’est le cas des maladies rares. A mesure que les scientifiques gagneront en expérience avec cette technologie, ils apprendront à gérer les effets secondaires et à faire baisser les coûts de production, ce qui permettra de passer à des maladies plus courantes, telles que le diabète ou les glaucomes. La pandémie de Covid-19 a eu un effet accélérateur indéniable. Prenons par exemple les deux premiers vaccins contre le Covid-19 à avoir obtenu une autorisation d’utilisation d’urgence. Ces vaccins utilisent l’ARNm, l’un des outils de génie génétique. La pandémie a contraint à administrer de l’ARNm à des dizaines de milliers de patients, ce qui, dans d’autres circonstances, aurait pris des années, voire des décennies. Grâce à l’expérience acquise, il sera possible d’appliquer cette technologie au traitement d’autres maladies en toute confiance.

Quelle est l’allocation actuelle du portefeuille ?

Nous visons une répartition à parts plus ou moins égales entre les pionniers cliniques et les seconds rôles. Cette proportion peut atteindre 40/60 ou 60/40 en fonction des opportunités ou des risques qui se présentent. Plus précisément, les pionniers cliniques sont généralement des entreprises en stade de développement intermédiaire qui procèdent à des essais cliniques visant à montrer que leurs traitements fonctionnent. Les entreprises idéales selon nous doivent proposer une technologie de plateforme solide permettant de reproduire facilement la preuve de concept pour d’autres maladies. Nous pensons également que les seconds rôles, qui mettent leurs ressources de recherche et de production au service des pionniers cliniques, recèlent un fort potentiel de croissance. En d’autres termes, ces entreprises fournissent le matériel, les réactifs, les outils et les diagnostics afin que les pionniers cliniques puissent avancer dans leurs essais cliniques. Nous savons que les seconds rôles enregistrent une forte demande de la part des pionniers cliniques, et cette tendance devrait se renforcer significativement dans les dix prochaines années. Pour l’heure, la plupart des entreprises de notre univers sont basées aux Etats-Unis, mais nous pensons que les opportunités en Europe et ailleurs se multiplieront rapidement au cours des cinq prochaines années, lorsque les entreprises en stade de développement précoce commenceront à être cotées en Bourse.

Etant donné que les entreprises dans lesquelles vous investissez ne sont pas encore rentables, pour la plupart, quel est l’horizon d’investissement du fonds ?

Le portefeuille propose un bon équilibre entre entreprises rentables et sociétés au stade précommercial. Pour celles qui ne sont pas encore rentables, les opportunités de génération de valeur ne manquent pas : analyses d’essais cliniques, autorisations de médicaments ou lancement d’un traitement. Durant chacun de ces stades, nous évaluons ce que le marché intègre déjà dans le cours de l’action, le potentiel de hausse ou de baisse à venir et notre niveau de conviction en amont de la prochaine opportunité.

Rechercher un autre fonds