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Fonds diversifié

Dorval Convictions

Funds - Octobre 2015 - Carole Leclerq

Dorval Convictions est un fonds diversifié «zone euro» qui vise à bénéficier du potentiel de croissance des actions européennes sur le long terme, tout en cherchant à contrôler le risque inhérent à ces marchés, notamment en temps de crise.

Pourquoi investir dans ce fonds ?

Dorval Convictions est un fonds diversifié «zone euro» qui vise à bénéficier du potentiel de croissance des actions européennes sur le long terme, tout en cherchant à contrôler le risque inhérent à ces marchés, notamment en temps de crise. Pour ce faire, son allocation en actions peut varier de 0 à 100 %, et ce de manière proactive, en fonction de l’environnement économique et financier. Le solde du portefeuille depuis sa création est investi en produits monétaires et en produits de taux investment grade afin de réduire la volatilité. «Préserver le capital lors des périodes difficiles tout en profitant des phases de reprise est primordial dans le cadre d’une stratégie patrimoniale, souligne Louis Bert, cogérant du fonds et directeur général délégué aux gestions de Dorval Finance (1). Or, seule une gestion de conviction flexible peut répondre à ce double impératif, pour peu qu’elle le soit véritablement et totalement.»

Depuis le lancement du fonds, fin 2007, l’équipe de gestion a pleinement utilisé cette latitude, ce qui confère à Dorval Convictions un positionnement assez rare au sein du vaste univers qu’est devenue la gestion dite «flexible» depuis la crise de 2008. «N’ayant recours qu’aux produits de taux de qualité, Dorval Convictions est, contrairement à de nombreux fonds flexibles, faiblement exposé au risque, ce qui se révèle actuellement un atout face au manque de visibilité sur le cycle de remontée des taux d’intérêt américains et ses conséquences sur les taux longs européens», fait valoir Louis Bert.

La gestion flexible patrimoniale de Dorval Convictions associée à la rigueur de la sélection de valeurs, au sein de thématiques jugées porteuses, et ce sans contraintes de capitalisations, ont permis de délivrer une performance annualisée 2-3 sur 3 ans de 9,1% (part P) et 9,9% (part I), contre 11% pour l’Euro Stoxx 50, et ce avec une volatilité maîtrisée de 10,5%, nettement inférieure à celle du marché. «Notre processus de gestion permet d’atténuer l’importance du timing d’investissement sur les marchés d’actions et de déléguer tout ou partie de l’allocation tactique ou stratégique», résume Louis Bert. «Cet été, Dorval Convictions avait réduit son taux d’exposition actions de 78 % à 69 % quelques jours avant le 21 août, quand le CAC 40 a perdu plus de 8 % en une journée. Cette baisse importante nous a permis de réaugmenter la poche actions (+ 7 % sur Dorval Convictions) sur des niveaux attractifs.»
Depuis le début de l’année, le fonds affichait ainsi une progression de 5,2 % (part P) au 30 septembre, contre - 1,3 % pour l’indice européen. 

Le processus de gestion

Le processus d’investissement de Dorval Convictions se déroule en quatre étapes : détermination du taux d’exposition aux actions européennes, identification des thématiques d’investissements, allocation par taille de capitalisation, sélection individuelle des sociétés.

Le taux d’exposition du portefeuille est déterminé en fonction du scénario macroéconomique et microéconomique retenu par l’équipe de gestion, qui combine la double expertise d’allocataires d’actifs et de sélectionneurs de valeurs. La fourchette d’exposition est définie après analyse de quatre types de données : macroéconomiques, microéconomiques, dynamique de marchés et valorisation des marchés et des valeurs. Une fois ce taux d’exposition défini, l’équipe de gestion va identifier les thématiques d’investissement boursières et économiques jugées porteuses selon le scénario macroéconomique défini, ainsi que le type de capitalisations boursières à privilégier, le fonds pouvant investir dans des entreprises de toutes tailles. L’équipe de gestion va enfin sélectionner les valeurs de façon discrétionnaire en portant une attention particulière à la valorisation individuelle des titres. L’évolution des marchés est prise en compte de manière continue et le portefeuille est ajusté en conséquence.

La société de gestion

Créée en 1993, Dorval Finance est une société de gestion indépendante dont le capital est détenu à 49,9 % par les collaborateurs et dirigeants et à 50,1 % par Natixis Asset Management dans le cadre d’un partenariat stratégique. Natixis Global Asset Management assure la distribution exclusive de l’offre de placements de Dorval Finance auprès des CGPI. Dirigée par Stéphane Furet, directeur général et Louis Bert, directeur général délégué aux gestions, cette équipe met en œuvre une gestion de conviction flexible à vocation patrimoniale, caractérisée par une gestion active, éloignée des indices. Grâce à son expertise en matière d’allocation d’actifs et de stock picking, Dorval Finance a construit une gamme de sept fonds complémentaires. A fin juin 2015, Dorval Finance affichait plus de 628 millions d’euros d’encours sous gestion.


1- Cette entité est une des filiales de gestion de Natixis Global Asset Management qui mènent des activités réglementées uniquement dans et à partir des pays où elles sont autorisées. Les services qu’elle propose et les produits qu’elle gère ne s’adressent pas à tous les investisseurs dans tous les pays. 2- Les chiffres de performances cités ont trait aux années écoulées. Les performances passées ne sont pas un indicateur fiable de performance future.3- Source Dorval Finance (www.dorvalfinance.fr)

Questions à… Olivier Guillou, gérant du fonds

Dorval Convictions est cogéré par Stéphane Furet (à gauche) et Louis Bert (à droite).

Louis Bert a rejoint Dorval Finance en août 2007 et est actuellement directeur général délégué aux gestions. Auparavant, il a été directeur de la gestion actions Europe chez CAAM jusqu’à fin 2002, puis chez Oddo et Cie, où il gérait des portefeuilles reposant sur un processus de gestion similaire à Dorval Convictions. Stéphane Furet a rejoint Dorval Finance en novembre 2004 en tant que directeur général. Il a créé l’activité de gestion collective de la société. Précédemment, Stéphane Furet a été spécialiste du conseil actions françaises et européennes auprès de la clientèle institutionnelle du groupe Oddo et Cie en tant que directeur de la gestion actions, durant près de treize ans. Louis Bert et Stéphane Furet ont chacun une expérience de vingt-huit ans années sur les marchés financiers.

Quelles sont vos anticipations sur les marchés d’actions européens ?

Les craintes des investisseurs sur le rythme de croissance en Chine et plus récemment les inquiétudes formulées, par la Fed sur la croissance mondiale, avec pour conséquence un report de la hausse des taux attendue, ne nous semblent pas de nature à remettre en cause la tendance de moyen terme sur les marchés d’actions européens. La reprise en zone euro reste portée par une conjonction d’éléments favorables (baisse du pétrole, euro faible, politique monétaire durablement accommodante, déflation,...). Qui plus est, les échanges réalisés avec les pays émergents, y compris la Chine, représentent moins de 10 % du PIB de la zone euro. Pour autant, les marchés d’actions européens devraient rester très volatils ; ce qui ne manquera pas de créer des opportunités pour une gestion comme la nôtre.

Pouvez-vous illustrer la très grande flexibilité de votre exposition aux actions ?

Depuis sa création, Dorval Convictions a affiché, à plusieurs reprises, un taux d’exposition aux actions très faible. Il était par exemple de 3 % juste après la faillite de Lehman Brothers, ainsi qu’au plus fort de la crise de l’été 2011. Il a même été nul le 15 septembre 2011. A l’inverse, Dorval Convictions était exposé à 100 % sur les actions fin 2010, alors que le taux n’était que de 7 % six mois plus tôt. Si en début d’année 2015 nous avons privilégié les valeurs cycliques, ce qui s’est avéré un pari gagnant, ces positions ont été allégées progressivement dès le second trimestre au bénéfice de valeurs domestiques comme Darty, Fnac.

L’absence d’investissement dans des titres exposés aux valeurs cycliques internationales – qui ont souffert cet été – a contribué à renforcer le caractère défensif de Dorval Convictions. Une stratégie qui a permis au fonds de résister aux mouvements de l’été et d’afficher, à fin août, des performances toujours positives depuis le début de l’année.

Quel était, à fin septembre, le profil de Dorval Convictions ?

Dans un contexte toujours favorable aux actions européennes à moyen terme, le taux d’exposition reste assez élevé, à 55 % fin septembre. Le profil des actions en portefeuille évolue néanmoins depuis le printemps avec un arbitrage progressif des valeurs cycliques au profit de valeurs domestiques, et donc moins sensibles aux inquiétudes actuelles. Nous privilégions désormais les valeurs de consommation bénéficiant de la reprise en zone euro, les valeurs moyennes dont le profil structurellement «domestique» leur permet de résister à l’aversion au risque. C’est d’ailleurs une configuration assez inédite pour être soulignée, puisque ce segment est généralement plus sensible au retour de la volatilité. Nous sommes en revanche quasiment absents du secteur pétrolier depuis plusieurs mois, à l’exception de quelques valeurs comme le raffineur italien Saras qui bénéficie de la baisse du prix du baril en tant qu’importateur de pétrole. Enfin, le portefeuille est structurellement exposé à la thématique de la numérisation de l’économie, avec plus précisément des valeurs positionnées sur la R&D externalisée ou la technologie de communication NFC

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