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Fidelity Patrimoine

Funds Magazine - Décembre 2018-Janvier 2019 - Marianne di Meo

Des rendements obligataires historiquement faibles, des niveaux de volatilité appelés à remonter, une corrélation plus marquée entre les grandes classes d’actifs (actions et obligations)… Pour faire face à un environnement de marché plus complexe et répondre aux attentes des investisseurs, Fidelity International a décidé de faire évoluer la stratégie de son fonds Fidelity Patrimoine, lancé en 2011.

Pourquoi investir dans ce fonds ?

Les marges de manœuvre en matière d’allocation d’actifs ont donc été élargies à la fin du mois de septembre dernier. Le taux d’exposition maximale aux actions a ainsi été porté de 40 à 50 %. Le poids des obligations est désormais compris dans une fourchette de 20 à 80 % (contre 40 à 80 % précédemment). Surtout, les stratégies diversifiantes peuvent dorénavant représenter jusqu’à 30 % du portefeuille, et non plus seulement 10 %.
Grâce à cette flexibilité accrue, à un univers d’investissement très large (global et multi-classes d’actifs) et à l’encadrement strict du risque, le fonds est en mesure de s’adapter aux évolutions de l’environnement de marché et de diversifier ses moteurs de performance.

Le processus de gestion

Le fonds est composé de trois poches : une poche dynamique, une poche défensive et une poche diversifiante.
La poche dynamique est investie dans les actions et les matières premières. La poche défensive est quant à elle composée d’obligations ainsi que d’actifs monétaires. Elle se décompose en deux compartiments : d’un côté des actifs cœur plus défensifs (obligations d’Etat et crédits européens, avec des durations plutôt courtes), et de l’autre des actifs plus risqués (dette émergente en devise locale, par exemple), gérés de manière plus tactique.
Enfin, la poche diversifiante est très hétérogène. Elle a une double fonction : assurer une décorrélation par rapport aux classes d’actifs traditionnelles et générer un rendement additionnel. Elle est investie dans des stratégies non directionnelles, entièrement liquides (car elles sont cotées et valorisées au quotidien), ayant notamment pour sous-jacents des actifs réels : des infrastructures sociales, comme les écoles, les hôpitaux ou les prisons, qui ont l’avantage d’être décorrélées du cycle économique ; des plateformes d’énergie renouvelable (parcs d’éoliennes et de panneaux solaires) ; de l’immobilier spécialisé, notamment du logement social ; etc. Elle est également exposée à des stratégies de type hedge funds : des expertises sur la volatilité, de type global macro, ou encore long/short equity. «Cette poche offre une exposition diversifiée, puisqu’elle compte une trentaine de positions, et elle donne accès à des segments de marché difficilement accessibles en direct pour les investisseurs non institutionnels, résume Charles-Henri Kerkhove, directeur au sein de la franchise multi-asset de Fidelity International. Elle exige des due diligences approfondies et une gestion active.»
Les pondérations des différentes poches et des actifs qui les composent sont décidées en fonction de l’impact potentiel que leur présence dans le portefeuille peut représenter pour son profil de risque.

La société de gestion

Fidelity International propose des solutions d’investissement de premier ordre et des expertises liées à la retraite, aux investisseurs institutionnels, aux particuliers, ainsi qu’aux conseillers financiers. Les clients de Fidelity International sont ainsi en mesure de mieux planifier leur avenir et celui des générations futures. En qualité d’entreprise indépendante, Fidelity International est empreinte d’une approche générationnelle et investit sur le long terme. Depuis près de cinquante ans, Fidelity International s’attache à accompagner ses clients dans la planification de leur retraite et à atteindre leurs objectifs financiers à long terme.
Proposant aux investisseurs ses propres solutions d’investissement, ainsi qu’un accès à des placements tiers dans certains pays, Fidelity International est en mesure de proposer des services de premier plan. Le groupe accompagne les investisseurs particuliers et leurs conseillers afin d’optimiser leurs placements. Il propose aux investisseurs institutionnels tels que les fonds de pension, les banques et les compagnies d’assurances des solutions de placement dédiées et des services complets de délégation de gestion. Enfin, pour les plans de retraite collectifs d’entreprises, il propose des services d’administration en plus de ses services de gestion d’actifs.
Fidelity International compte 356,9 milliards d’euros d’actifs* gérés et administrés pour le compte de plus de 2,4 millions de clients en Asie-Pacifique, en Europe, au Moyen-Orient et en Amérique du Sud.

*Source : Fidelity International, données au 30 septembre 2018.

Les convictions de gestion

Basé à Francfort, Charles-Henri Kerkhove est directeur au sein de la franchise multi-asset de Fidelity International. Il a rejoint la société de gestion en 2012, en étant tout d’abord basé à Londres (de 2012 à 2014), puis à Hong Kong (de 2014 à 2017). Avant de rejoindre Fidelity International, il a occupé des postes de spécialiste produit chez Union Bancaire Privée et Fortis Investments/BNP Paribas Investment Partners.
Depuis le mois d’octobre, la gestion du fonds Fidelity Patrimoine est assurée par Nick Peters. Ce dernier, qui a rejoint Fidelity International en 2012, compte plus de vingt années d’expérience en gestion d’actifs.


Vous avez récemment revu les bornes d’exposition aux différentes classes d’actifs du fonds. Pour quelles raisons ?
L’environnement de marché est aujourd’hui plus incertain. Le ralentissement économique est déjà palpable en Europe, et on constate un essoufflement de la croissance aux Etats-Unis. Par ailleurs, de nombreux risques obscurcissent l’horizon. La normalisation des politiques monétaires des banques centrales des pays développés entraîne un retrait de liquidités. Cela prive les marchés d’un élément de soutien et a pour conséquence une volatilité accrue. En parallèle, les tensions géopolitiques se multiplient : guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, Brexit, négociations avec l’Union européenne sur le budget italien, transition du leadership politique en Allemagne… Le fait de disposer d’une marge de manœuvre plus large a pour avantage de donner davantage de flexibilité au produit pour s’adapter à cette nouvelle donne, notamment grâce à l’élargissement de son univers d’investissement sur le segment des stratégies de diversification. L’équipe de gestion peut ainsi plus aisément exprimer ses convictions sur les stratégies sous-jacentes.

Comment ces vues se traduisent-elles dans la gestion du fonds ?
En période de fin de cycle, les actifs risqués peuvent offrir de belles performances, mais il faut savoir ajuster ses positions rapidement.
Par ailleurs, il faut avoir une approche très granulaire des classes d’actifs, car on observe de grandes disparités de performances en leur sein. Par exemple, en ce qui concerne les obligations, nous sommes très prudents sur les obligations d’Etat et de haute qualité, car elles sont très vulnérables dans un contexte de normalisation des politiques monétaires, mais nous nous intéressons au high yield asiatique et à la dette émergente en devises locales, deux segments qui recèlent de la valeur.
Enfin, il ne faut pas négliger les stratégies décorrélées du marché, ce que nous faisons dans notre poche diversifiante (notamment via des stratégies long/short actions et equity market neutral).
De manière générale, la réactivité et la sélectivité s’imposent, et il ne faut pas négliger la gestion du risque.

Grâce à ces orientations, le fonds devrait donc bien se comporter…
Fidelity Patrimoine n’est pas un fonds de type performance absolue et ne garantit donc pas une performance positive en toutes circonstances. Néanmoins, le portefeuille a en partie absorbé la correction généralisée des marchés depuis le début de l’année. Il génère ainsi une performance quasi neutre sur le mois de novembre, principalement grâce à la contribution de sa poche diversifiante, dont le poids s’établit à 27 % à fin novembre. Cette dernière affiche un bêta faible par rapport aux marchés, ce qui représente une véritable valeur ajoutée dans le contexte actuel de repli des actions et des obligations.

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