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ING (L) Renta Fund Europe High Yield

Funds - Mars 2014 - Carole Leclercq

Véritable fonds de conviction, ING (L) Renta Fund Europe High Yield est «un fonds pur sur l’univers du high yield européen, qui n’investira pas sur des segments à la frontière de l’univers», précise Sjors Haverkamp, responsable de la gestion High Yield Europe d’ING IM et gérant principal du fonds.

Pourquoi investir dans ce fonds ?

La philosophie d’investissement de ce produit repose sur les opportunités générées par les inefficiences qui caractérisent le high yield européen. «Cet univers présente des anomalies de valorisation résultant d’une illiquidité structurelle et de capacités de recherche fondamentale souvent limitées au sein des sociétés de gestion intervenant sur ce marché, explique Sjors Haverkamp. Nous cherchons donc à exploiter ces inefficiences en nous appuyant sur un processus de gestion qui combine une approche top-down des caractéristiques fondamentales et techniques de la classe d’actifs et une approche bottom-up très rigoureuse pour la sélection des émetteurs.» Sjors Haverkamp et l’équipe de gestion High Yield Europe, composée de trois gérants-analystes spécialisés, s’appuient pour cela sur l’expertise et la recherche de la boutique de gestion Crédit Global d’ING IM.

L’objectif de cette entité, composée d’une trentaine de professionnels du crédit corporate répartis à La Haye, New York et Singapour, est de mettre en commun toutes les compétences des différentes équipes de gestion crédit, tant globales que régionales, afin de favoriser une culture d’investissement commune, de générer des synergies pour renforcer les processus de gestion et d’optimiser la sélection d’opportunités de rendement.Ayant franchi en août 2013 le seuil des trois ans d’historique requis pour être noté par Morningstar, ING (L) Renta Fund Europe High Yield s’est classé immédiatement dans le premier décile de sa catégorie, ce qui lui a permis de recevoir un rating de cinq étoiles. Cette notation signifie par conséquent que le fonds fait partie des 10 % des meilleurs fonds de sa catégorie.

Sjors Haverkamp a également été noté AA en juin 2013 par Citywire Global pour les performances du fonds sur douze mois. A fin janvier, le fonds affichait une progression annualisée de 11,60 % sur un an et de 12,13 % sur trois ans, contre 9,26 % et 9,64 % pour l’indice Merrill Lynch European Currency High Yield, 3 % issuers capped, ex-sub-financials hedged (EUR), et une volatilité inférieure à cet indice de référence. Cette forte surperformance a incité institutionnels et sélectionneurs de fonds à investir de manière continue, ce qui s’est traduit par une augmentation significative des actifs sous gestion. Ils ont ainsi franchi en mai 2013 la barre des 300 millions d’euros pour totaliser fin janvier 515 millions d’euros.

Le processus de gestion

L’équipe de gestion de ING (L) Renta Fund Europe High Yield définit dans un premier temps le positionnement optimal du portefeuille par rapport au contexte macroéconomique et aux caractéristiques du segment high yield européen. Sjors Haverkamp et son équipe analysent pour cela quatre catégories de données, à savoir : les perspectives économiques et l’évolution des taux d’intérêt, les fondamentaux du marché du crédit et les perspectives de risque de défaut, des facteurs techniques comme l’évolution de l’offre et de la demande, l’appétit pour le risque, et enfin la valorisation de la classe d’actifs. L’équipe de gestion va ensuite construire le portefeuille sur la base d’une analyse fondamentale des émetteurs.

La sélection va notamment s’appuyer sur les ressources internes de recherche fondamentale et sur une grille de notation propriétaire. Le portefeuille final sera composé de 40 à 60 émetteurs avec une bonne diversification du risque. «Notre objectif principal est d’éviter les pertes liées à la détérioration du crédit. Nous surveillons donc en permanence, avec un système d’alertes, les fondamentaux crédit des émetteurs que nous détenons en portefeuille», précise Sjors Haverkamp.

La société de gestion

ING Investment Management International est un gérant d’actifs global, qui compte plus de 1 100 collaborateurs. Il fait partie du groupe ING, prestataire mondial de services financiers d’origine néerlandaise.A fin décembre 2013, ING IM gérait 174 milliards d’euros dans 18 pays, en Europe, en Amérique, en Asie et au Moyen-Orient. Le gérant d’actifs met en œuvre sa recherche et ses analyses internes, ses équipes implantées à travers le monde, ainsi que sa gestion des risques, pour offrir un large éventail de stratégies, de supports d’investissement et de services de conseil dans toutes les principales classes d’actifs et styles d’investissement. 

Les convictions de Sjors Haverkamp, responsable du département High Yield Europe, ING IM

Sjors Haverkamp, responsable du département High Yield Europe, ING IM
Sjors Haverkamp

Quels profils d’émetteurs recherchez-vous ? A l’inverse, quels sont ceux que vous évitez ?

Dans notre univers d’investissement, le risque principal est celui du défaut de l’émetteur. Nous recherchons donc des sociétés qui présentent un modèle économique solide et une équipe de management de qualité ayant fait ses preuves. Si l’endettement est élevé, nous nous assurons que l’entreprise met en œuvre la stratégie adéquate pour le réduire. Nous nous concentrons également sur des émissions offrant des coupons élevés et pour lesquelles nous avons la forte conviction qu’elles pourront être remboursées dès la première fenêtre de rappel. Par ailleurs, les sociétés qui ont la capacité et la volonté de passer dans la catégorie investment grade à terme présentent généralement des opportunités de rendement attractif. A l’inverse, nous évitons les sociétés trop enclines à rémunérer uniquement leurs actionnaires. Nous allons également éviter de nous positionner sur des émissions dont des rendements trop faibles les rendent sensibles à une éventuelle hausse des taux d’intérêt. C’est généralement le cas actuellement de nombre d’émetteurs notés BB.

Quelles sont les autres thématiques d’investissement que vous privilégiez actuellement ?

Le thème de la convergence entre pays périphériques et pays «core» est porteur depuis deux ans et devrait le rester. Nous cherchons ainsi à profiter des bons fondamentaux de certains émetteurs «périphériques» qui ne sont pas reflétés dans les prix de leurs émissions et qui présentent donc encore un bon potentiel de resserrement de leur spread. Cet univers bénéficie également d’une dynamique plus structurelle avec l’intérêt croissant d’investisseurs et/ou de grandes multinationales qui souhaitent profiter de l’amélioration des fondamentaux économiques de ces pays. Certaines sociétés italiennes et espagnoles sont ainsi devenues des cibles attrayantes. Nous avons aussi depuis peu une vision plus constructive sur les émissions subordonnées financières à la faveur de l’amélioration des fondamentaux des grandes banques européennes dans le sillage des nouvelles réglementations imposées par les régulateurs.

Comment protégez-vous le portefeuille contre une éventuelle hausse des taux longs ?

Même si une corrélation existe avec les taux longs américains, les taux longs européens devraient connaître une remontée plus contenue en raison d’une croissance et d’une inflation qui resteront faibles en zone euro. Le segment high yield européen présente aujourd’hui une duration moyenne de trois ans, nettement inférieure aux autres compartiments obligataires, ce qui le rend nettement moins sensible à une éventuelle hausse des taux longs. La duration du portefeuille est même inférieure, à 2,6 ans à fin janvier. Le portefeuille est également majoritairement positionné sur des signatures B, dont les rendements restent élevés. D’ailleurs, le positionnement du fonds et la faible duration du portefeuille ont permis au fonds de très bien résister, l’été 2013, aux turbulences sur le crédit à haut rendement dans le sillage des déclarations de Ben Bernanke, le patron de la Fed.

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