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Natixis Actions Small & Mid Cap Euro

Funds - Juin 2017 - Johan Deschamps

Natixis Actions Small & Mid Cap Euro investit principalement dans des actions de petites et moyennes capitalisations de la zone euro.

Pourquoi investir dans ce fonds ?

Piloté par Thierry Cuypers et Daniel Dourmap, deux gérants ayant chacun plus de trente ans d’expérience, le fonds surperforme régulièrement son indice de référence, le MSCI Euro Small Cap. Les gérants ambitionnent chaque année de battre leur indice d’un ou deux points, après prélèvement des frais de gestion, et cela se vérifie régulièrement. Sur trois ans glissants, leur gestion de conviction leur permet de réaliser une performance nette de 40,6 % contre 33,3 % pour leur indicateur de référence. Spécialistes de l’analyse fondamentale, les gérants se focalisent sur des valeurs jugées de qualité pour lesquelles la croissance n’est pas encore prise en compte par le marché. Avec plus de 110 lignes, Natixis Actions Small & Mid Cap Euro est un fonds diversifié. Les gérants cherchent à éviter les biais géographiques ou sectoriels trop importants. Ils investissent aussi uniquement dans des titres liquides, afin de demeurer réactifs. Cette rigueur leur permet de maintenir une tracking error qui oscille essentiellement entre trois et quatre. En définitive, ce fonds entend répondre aux attentes des institutionnels qui visent un horizon de long terme, comme des mutuelles, des fonds de pension, des acteurs de l’épargne salariale ou des assureurs vie. Eligible au PEA, il est aussi ouvert aux particuliers désireux de profiter du dynamisme des small caps européennes sur un horizon d’investissement minimum recommandé de cinq ans.

Le processus de gestion

L’univers d’investissement de Natixis Actions Small & Mid Cap Euro porte sur les petites et moyennes valeurs de la zone euro. Parmi les 700 dossiers potentiels, les gérants privilégient les entreprises qui ont montré leur capacité à faire croître leur chiffre d’affaires et leurs bénéfices et qui continuent à générer de la performance. Pour affiner leur sélection, ils se focalisent sur quatre critères clés, à savoir le positionnement stratégique comme l’innovation ou une concurrence fragmentée, la solidité financière de la société ou encore la qualité du management. Pour ce troisième critère, essentiellement subjectif, les gérants attachent une importance singulière aux dirigeants qu’ils rencontrent régulièrement pour évaluer les business models. Ils sont également attentifs à leur niveau de rémunération, à d’éventuelles cessions massives de titres et surveillent le taux de rotation du personnel. Ils privilégient aussi les sociétés en mesure de dégager des marges conséquentes, capables d’extérioriser un free cash-flow leur permettant de financer leur croissance organique, ainsi que d’éventuelles acquisitions. Le dernier critère de sélection porte sur la valorisation des titres. Ils évitent ainsi d’investir dans des sociétés affichant déjà un «price earning ratio to growth1» supérieur à deux. Toutefois, ils demeurent libres dans leur gestion et peuvent s’adapter rapidement s’ils anticipent, par exemple, une accélération de la croissance d’une société, ou encore si le rendement est conséquent. A l’inverse, si le rythme de croissance n’est pas respecté ou s’il survient un problème de gouvernance, la position peut être coupée dans la journée. Une des particularités du fonds est sa capacité à libérer rapidement des liquidités. En effet, seuls 5,6 % du portefeuille sont investis dans des valeurs de moins d’1 milliard d’euros, et le fonds exclut tout investissement sur des dossiers inférieurs à 400 millions. Pour le fonds, dont l’encours est actuellement de 220 millions d’euros, Thierry Cuypers estime être en mesure d’extérioriser 50 millions de cash en une seule séance, en réalisant un tiers du volume sur chaque ligne, sans pour autant bouleverser les cours de Bourse. Au besoin, il peut aussi couvrir le portefeuille en cas de forte conviction baissière. Les gérants ne s’imposent pas de répartition géographique : la sélection se fait ligne par ligne en fonction de leurs convictions. Ainsi, étant actuellement, peu inspirés par un stock picking sur le Portugal, ce pays est sous-pondéré dans le portefeuille. En revanche, ils s’orientent davantage vers des valeurs irlandaises et allemandes qui profitent d’un contexte d’accélération de la croissance économique.

La société de gestion

Avec plus de 358 milliards d’euros sous gestion et 699 collaborateurs, Natixis Asset Management se place aux tout premiers rangs des gestionnaires d’actifs européens. Natixis Asset Management offre à ses clients des solutions sur mesure, innovantes et performantes, organisées autour de cinq expertises de gestion : taux, actions européennes, investissement et solutions clients, volatilité et produits structurés développée par Seeyond, actions émergentes développée par Emerise (source : Natixis AM, données au 31 mars 2017).

1 - Multiples des bénéfices / croissance des bénéfices.

Les convictions du gérant, Thierry Cuypers

Thierry Cuypers, gérant

Le gérant
Thierry Cuypers commence sa carrière en 1985 au sein du groupe Caisse des Dépôts. En 1990, il est promu gérant de portefeuilles actions européennes. Spécialisé tout d’abord dans la zone nordique, il élargit progressivement ses compétences à l’Europe entière. Il rejoint Natixis AM comme gérant de portefeuille senior en actions européennes et prend en 2008 la responsabilité de l’équipe Actions Small & Mid Caps Europe. Il devient, à ce titre, co-gérant du fonds Natixis Actions Small & Mid Cap Euro, pour lequel il se concentre sur les valeurs d’Europe du Nord.

Quelle est votre analyse du marché après les élections françaises ?
Nous anticipions la victoire d’un candidat probusiness, comme le prédisaient les sondages qui, cette fois-ci, n’ont pas été démentis par les urnes. Nous allons donc avoir un président qui va laisser la France dans l’Europe et devrait engager des réformes modérées. Il prévoit notamment de soutenir l’investissement dans les ETI/PME, ou encore de diminuer la fiscalité sur les valeurs mobilières. Les effets pourraient être très importants pour les acheteurs d’actions ou de parts de fonds. Nous pensons que cela va générer des flux positifs venant des investisseurs français, mais aussi étrangers. Actuellement, les investisseurs américains réduisent leur exposition aux actions américaines et se renforcent sur les actions européennes. Ils sont encore très sous-investis, dans les actions françaises en particulier. Nous avons donc plusieurs mois de flux positifs, car la macroéconomie reste bonne avec une accélération du cycle économique synchronisée dans tous les continents.

Quelle est alors votre stratégie d’investissement ?
Nous sommes devenus procycliques depuis l’été dernier, car ce secteur est particulièrement sensible en cas de reprise économique, notamment sur les small caps, notre univers d’investissement. Selon FactSet, ces valeurs devraient afficher une croissance de leurs bénéfices de 16,5 % cette année, contre 9,5 % pour les large caps. Les petites valeurs vont aussi profiter du phénomène de fusions-acquisitions. Enfin, nous estimons que ces sociétés peuvent aussi regagner un ou deux points de «price earning ratio1», compte tenu de la baisse de leur prime par rapport aux grandes valeurs.

Pouvez-vous citer des exemples de titres en croissance ?
Nous avons acheté il y a quelques mois des actions de la société Outokumpu, spécialisée dans l’inox finlandais. Le titre qui valait alors 4 euros se négocie désormais à 9 euros. Il y a eu un redressement du prix de l’inox, en partie dû au cycle et en partie dû aux taxes anti-dumping adoptées par les Américains et les Européens, alors que la société est présente sur ces deux marchés. Ce genre de titre value2 pourrait être vendu dans quelques mois si nous estimons qu’il n’a plus suffisamment de potentiel. En revanche, les valeurs de qualité sont en fond de portefeuille et restent stables, comme Wirecard que nous détenons depuis 2009. C’est une valeur qui réalise 25 % de croissance de bénéfices par an et les analystes attendent le même rythme de progression pour les trois prochaines années. Le logiciel de paiement en ligne de Wirecard permet à la société de prendre un pourcentage sur chaque transaction. C’est une des rares valeurs européennes qui permet de jouer le commerce en ligne et qui pourrait finir par être rachetée par un GAFA3 quelconque. Nous avons aussi une conviction forte sur Rheinmetall, une entreprise présente à la fois sur le marché de l’automobile et sur celui de la défense. Comme l’Allemagne doit augmenter son budget de la défense de 1,5 % à 2 % du PIB, le dirigeant nous a confirmé qu’il répondait à de nombreux appels d’offres, ce qui semble de bon augure pour la croissance de l’entreprise.

1 - Multiple de bénéfice.
2 - Style de gestion qui consiste à identifier des actions ayant un prix de marché inférieur à leur valeur intrinsèque ou ne reflétant pas les fondamentaux des sociétés sur le long terme (source : Natixis AM).
3 - Acronyme constitué des initiales des géants d’Internet les plus connus (Google, Apple, Facebook, Amazon).

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