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Convertibles

Schelcher Prince Convertibles

Option Finance - 23 juin 2014 - Audrey Spy

Schelcher Prince (SP) Convertibles est un fonds investi sur des obligations convertibles libellées en euros dont l’objectif est de surperformer l’indice ECI euro dans le cadre d’une gestion prudente.

Pourquoi investir sur ce fonds ?

«L’objectif est de préserver le capital de l’investisseur sur le moyen terme», précise Hubert Lemoine, responsable obligations convertibles chez Schelcher Prince Gestion. Créé en 1997, SP Convertibles est l’un des plus anciens fonds de sa catégorie. C’est aussi l’un des plus performants avec, à fin mai, une progression de + 62,77 % sur cinq ans (contre + 41,59 % pour l’ECI Euro et + 32,37 % pour l’EuroStoxx 50) et de + 25,23 % sur trois ans (contre + 20,05 % pour l’ECI Euro et + 13,37 % pour l’EuroStoxx 50), le tout avec une volatilité en moyenne trois fois inférieure à celle des actions européennes. SP Convertibles a ainsi obtenu le Lipper Awards 2014 du meilleur fonds de sa catégorie sur trois ans, cinq ans et dix ans. Un historique de performance qui a notamment contribué à la croissance de ses encours. De quelque 300 millions d’euros début 2012, le fonds avoisinait fin mai les 675 millions d’euros d’actifs sous gestion.

La gestion des obligations convertibles est au cœur de l’expertise de Schelcher Prince. Avec une gamme composée de cinq fonds ouverts complémentaires euro, Europe, monde, mid-cap et même un FCP ISR lancé en juin 2013. La classe d’actifs représentait fin mai 1,7 milliard d’euros sur les 4,8 milliards que gère au total la société de gestion. «Notre gestion dite “active et patrimoniale” nous conduit à rechercher des supports dont le potentiel de hausse et le risque de baisse ne sont pas symétriques, précise Hubert Lemoine. Les obligations convertibles ou échangeables représentent une souche parfaite pour cette gestion asymétrique. Nous privilégions les obligations présentant un rendement positif, offrant hors situation exceptionnelle, un plancher en cas de baisse des marchés actions.» Schelcher Prince exploite toutes les sources de valeur ajoutée des obligations convertibles, aussi bien fondamentales sur les parties Crédit, expertise historique de Schelcher Prince, et sur la partie action que sur les composantes techniques et actuarielles de l’instrument. L’équipe de gestion convertibles collabore donc étroitement avec l’équipe d’analystes dédiée de Schelcher Prince qui assure la production de nos propres analyses crédit et actions. Elle bénéficie également de l’expertise ISR des équipes de Federal Finance, société de gestion entrée au capital de Schelcher Prince Gestion en juillet 2010.

Le processus de gestion

La sélection des titres représente 80 % du processus d’investissement du fonds. Cette analyse bottom-up repose sur trois notions fondamentales : l’analyse crédit, qui permet d’évaluer la capacité de remboursement des émetteurs ; l’analyse actuarielle, afin d’apprécier les niveaux de valorisation théorique des obligations convertibles et, d’autre part, de repérer des opportunités d’investissement (options cachées) ; l’analyse «action» qui vise à apprécier le potentiel de valorisation des actions sous-jacentes. «La gestion des obligations convertibles requiert une grande technicité, précise Hubert Lemoine. Celle-ci doit articuler, selon le scénario macroéconomique retenu, ces trois composantes de la performance de cette classe d’actifs.» Les gérants et responsables de gestion de Schelcher Prince sont actuaires ou analystes financiers et possèdent et/ou développent des modèles d’évaluation de prix des obligations convertibles. «Les titres dans lesquels nous investissons font l’objet d’une notation interne, précise le gérant. Ce dernier élément est d’autant plus important que l’univers des convertibles est pour partie composé de titres non notés.» Cette analyse bottom-up est complétée par une analyse top-down, basée sur les vues des différents Comités de gestion de la société, et notamment celles du comité hebdomadaire convertibles. Au final, le portefeuille est construit autour de 50 positions en moyenne.

La société de gestion

Créée en 2001, Schelcher Prince Gestion est une société de gestion autonome, adossée à Crédit Mutuel Arkea. Fort d’un savoir-faire reconnu dans les domaines du crédit (investment grade et haut rendement) et des obligations convertibles, d’une équipe de gestion stable et expérimentée, Schelcher Prince Gestion gère à ce jour 4,8 milliards d’euros d’encours pour le compte d’investisseurs français et internationaux : institutionnels, banques privées, gérants de fonds et conseillers en gestion de patrimoine indépendants. Sa philosophie de gestion «active et patrimoniale» vise à rechercher des opportunités d’investissement, à construire des portefeuilles performants mais résistants en cas de baisse des marchés au travers de produits adaptés aux besoins de chaque segment de clientèle.

Questions à…Hubert Lemoine, responsable obligations convertibles

Hubert Lemoine, responsable obligations convertibles
Hubert Lemoine

Le gérant
SP Convertibles est géré par Hubert Lemoine, responsable obligations convertibles. Chez Schelcher Prince Gestion depuis 2008, Hubert Lemoine a 24 ans d’expérience dans la gestion, dont 19 ans dans les obligations convertibles. Au cours de sa carrière, il a développé une expertise en gestion directionnelle mais également en arbitrage de volatilité. Chez Schelcher Prince Finance de 1989 à 2002, il a ensuite été responsable «market maker» chez IXIS CIB puis gérant senior, de 2006 à 2008, chez Acropole AM.


Quels sont, aujourd’hui, les atouts des obligations convertibles ?
Dans un contexte de taux durablement faibles, voire négatifs pour certaines zones, et de spreads serrés, les investisseurs sont à la recherche de performances. Ils se tournent désormais vers les actions, notamment européennes, au vu des perspectives d’amélioration de la rentabilité des entreprises du vieux continent. Néanmoins, ils sont toujours soucieux de minimiser le profil de risque de leurs portefeuilles. Les obligations convertibles, de par leur convexité, permettent dès lors de bénéficier d’une partie de la hausse des actions tout en amortissant les phases de baisse. Qui plus est, les sociétés émettant des obligations convertibles s’engagent dans un processus vertueux pour améliorer leur situation financière, et donc in fine leur profitabilité. Ces sociétés sont donc attractives pour les investisseurs. Les sociétés cotées émettrices ont d’ailleurs, depuis le début de l’année, sensiblement surperformé les actions européennes dans leur ensemble, avec, à fin mai, une progression de 11,3 %, contre 4,36 % pour l’EuroStoxx 50.

Est-il encore temps de se positionner sur la classe d’actifs ?
Avec une volatilité implicite de 34 à fin mai, les obligations convertibles européennes sont, il est vrai, assez chères. Face à un intérêt croissant des investisseurs, au vu notamment des performances de la classe d’actifs depuis le début de l’année, il serait salutaire que le marché primaire conserve la dynamique retrouvée ces derniers mois afin d’absorber les remboursements classiques, anticipés et les conversions en actions à venir. Un retour du gisement proche des 100 milliards d’euros, contre 76 milliards à fin mai, permettrait de faire disparaître le goulet d’étranglement qui pèse régulièrement sur le segment et de détendre les valorisations.

Quel est aujourd’hui le profil du fonds ?
SP Convertibles est un fonds patrimonial et présente donc un profil défensif dans sa catégorie. Son exposition aux actions était fin mai de 33,3 %, dans la fourchette haute historique, contre 36,3 % pour l’indice ECI Euro. Toutefois, nous recherchons à profiter du potentiel des actions européennes le plus prudemment possible. Le rating moyen des émetteurs en portefeuille était ainsi fin mai de BBB-, c’est-à-dire «investment grade», et la volatilité implicite moyenne de 21,3 %.

Pouvez-vous nous donner des exemples de fortes convictions ?
Le portugais Galp Energia est l’une de nos fortes convictions, avec deux véhicules en portefeuille pour profiter du potentiel de revalorisation de l’action au vu notamment de l’exploitation de champs pétroliers au large du Brésil : l’obligation ENI échangeable en Galp, dont le profil est assez prudent, et l’obligation Amorim échangeable en Galp, plus offensive. Le portefeuille est également exposé au secteur immobilier européen, avec récemment l’entrée d’obligations émises par des foncières allemandes dans la perspective d’une hausse des prix de l’immobilier outre-Rhin. Nous sommes également confiants sur le potentiel boursier du secteur financier. Etant peu représentés dans l’univers des convertibles, nous avons alors recours à des stratégies optionnelles, comme récemment sur BNP Paribas pour profiter de la baisse de l’action dans le sillage du conflit juridique avec les autorités américaines.

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