Droit & Affaires

Private equity - Classement 2020

Le private equity plutôt «Covid-proof» en 2020

Option Droit & Affaires - Janvier 2021 - Emmanuelle Serrano

Malgré l’effet coup de frein qui a accompagné l’éclatement de la crise sanitaire dans les premières semaines des mois de mars et d’avril, les fonds ont toujours les poches suffisamment profondes pour investir notamment dans le non-coté qui remporte tous les suffrages. Les processus d’enchères ont redémarré et la compétition autour de beaux actifs résilients à la Covid-19 (santé, digital, infrastructures, etc.) est repartie de plus belle. Mais le chemin reste étroit avec des valorisations teintées «d’Ebitdac» (Ebitda Covid-19) et les risques sont nombreux dans un secteur économique maintenu artificiellement sous oxygène par les PGE et autres mesures de soutien gouvernementales.

Classement des cabinets d’avocats en LBO dont la majorité des opérations porte sur des entreprises de plus de 300 millions d’euros

(Les cabinets sont classés par ordre alphabétique au sein de chaque catégorie. Les responsables de pratique sont indiqués en gras).

 

 

Classement des cabinets d’avocats en LBO dont la majorité des opérations porte sur des entreprises de 50 à 300 millions d’euros

(Les cabinets sont classés par ordre alphabétique au sein de chaque catégorie. Les responsables de pratique sont indiqués en gras).

 

 

Classement des cabinets d’avocats en capital développement et en LBO dont la majorité des opérations porte sur des entreprises de moins de 50 millions d’euros

(Les cabinets sont classés par ordre alphabétique au sein de chaque catégorie. Les responsables de pratique sont indiqués en gras).

 

 

Le private equity plutôt «Covid-proof» en 2020

Dans un contexte mouvementé, le marché du capital-investissement s’est montré résilient comme l’atteste l’étude réalisée par FranceInvest et Grant Thornton sur l’activité des investisseurs au premier semestre 2020. Près de 7,7 milliards d’euros ont été investis dans 1 050 entreprises sur cette période. Si le fléchissement (1%) des montants investis est très léger par rapport à 2019 (7,8 milliards d’euros), le nombre d’entreprises ayant attiré ces capitaux a baissé de 11 % (1 180 entreprises en 2019). En termes de levées de fonds, on remarque une hausse des souscriptions de la part des compagnies d’assurance, des personnes physiques et family offices, ainsi que des banques. Signe qu’il faut aller chercher la croissance en dehors de nos frontières en multipliant les build-up notamment, 30 % des montants l’ont été hors de France, même si les trois quarts des entreprises accompagnées au premier semestre sont basées dans l’Hexagone.

Autre observation faite par FranceInvest et Grant Thornton : le nombre de cessions a diminué sur le premier semestre et la part des rachats opérés par des industriels a augmenté. Cela démontre que certaines sociétés doivent parfois trouver plus rassurant de rejoindre un environnement corporate ou bien que les industriels sont prêts à mettre plus d’argent sur la table pour remporter des actifs stratégiques pour leur croissance. Selon un des cabinets participant à notre classement, même si les fonds étrangers viennent de plus en plus investir en France,...

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