(AOF) - En hausse de 3,1% à 58,05 euros, Eramet signe la plus forte progression du SBF 120. UBS a publié une note positive consacrée au manganèse, qui a représenté 46% du chiffre d'affaires du groupe minier français au premier trimestre. Le broker a examiné les fondamentaux du marché du manganèse afin de comprendre pourquoi les prix de ce minerai utilisé pour la production d'acier au carbone, était à la traine par rapport aux alliages de manganèse. Il ressort que les prix du minerai de manganèse pourraient remonter à 7 dollars par dmtu ( Dry Metric Ton Units qui équivaut à 10 kg).
Les cours seraient soutenus par une contraction de l'offre liée à la baisse de la production des groupes miniers souffrant de coûts élevés alors que la demande se maintiendrait.
Le bureau d'études rappelle que les cours du ferro-manganese (FeMn) et du silico-manganese (SiMn) ont bondi d'environ 60% depuis le creux de la vague atteint au deuxième trimestre 2020 pour s'établir au plus haut depuis plus de 10 ans. En revanche, le minerai de manganèse a stagné à 5 dollars par dmtu.
Le courtier souligne qu'il il est très inhabituel que les prix des alliages de manganèse et du minerai de manganèse soient découplés à ce point.
Le prix actuel des alliages de silico-manganese implique un prix du minerai de manganese d'environ 10 dollars par dmtu.
En 2020, les alliages de manganese ont bénéficié du déstockage avec une consommation en repli d'1% contre une production en baisse de 6%. Le marché du minerai de manganese était équilibré avec une consommation en repli de 6% et une production en baisse de 7%.
Selon UBS, les prix des alliages ont également bénéficié des contraintes d'approvisionnement avec un certain nombre de fonderies en difficulté en raison du Covid et de leur fermeture (le brésilien Vale et l'austalien South32 par exemple).
Le marché des alliages devrait rester tendu au second semestre 2021, car la demande continue de se redresser et les aciéries restent en sous-production. Il devrait se normaliser en 2022, précise l'analyste.