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La valeur du jour à Paris Valneva chute après le revirement britannique

Publié le 13 septembre 2021 à 11h11

La roche tarpéienne est proche du Capitole. Valneva et ses actionnaires s'en rappellent amèrement ce matin. Étoile boursière de cette fin d'été (+88% en un mois à la Bourse de Paris, +83% sur le Nasdaq) dans la perspective d'une prochaine commercialisation de son candidat vaccin contre le Covid au Royaume-Uni, Valneva chute de 33% à 13,3 euros. La biotech franco-autrichienne est victime d'un spectaculaire coup de théâtre. Le Royaume-Uni a décidé de résilier l'accord de fourniture de 100 millions de doses, au motif que la biotech n’aurait pas rempli ses obligations.

Le contrat avec le Royaume-Uni prévoyait jusqu'à 190 millions de doses jusqu'en 2025 pour une valeur maximale de 1,4 milliard d'euros.

En contrepartie, Londres devait être prioritaire dans les livraisons.

Ce revirement est d'autant plus étonnant que le groupe est bien parti pour recevoir au Royaume-Uni son autorisation initiale de mise sur le marché du vaccin au quatrième trimestre 2021.

De surcroît, et contrairement à la France et à l'Europe, l’Angleterre a fortement soutenu Valneva dans sa quête de vaccin.  Outre les commandes et pré-commandes, le pays a versé à la biotech environ 15,8 millions d'euros pour augmenter la capacité de son usine de production en Écosse.

Naturellement, Valneva conteste vigoureusement les motifs avancés et rappelle les différents jalons atteints et les étapes avancées qui sont actuellement en cours.

Cette désillusion ne met pas en péril l'avenir du groupe. Le mois dernier, Valneva avait confirmé ses objectifs, hors Covid.

Le groupe avait assuré disposer d'une " position financière solide " avec une trésorerie et équivalents de trésorerie de 329,8 millions d'euros au 30 juin 2021.

Valneva a récemment annoncé d'excellents résultats pour le tout premier essai de Phase 3 pour un vaccin contre le chikungunya, ainsi que d'excellents progrès pour son programme contre la maladie de Lyme.

Il n'empêche, le groupe se serait bien passé de ce coup de poignard inattendu qui ressemble à celui reçu par Novacyt.

En avril dernier, le Royaume-Uni, principal client du fabricant franco-britannique de tests PCR, a ouvert un conflit concernant son deuxième contrat de fourniture. Le conflit porte sur des revenus du quatrième trimestre 2020 s'élevant à 129,1 millions de livres.

Londres refuse également de payer à Novacyt pour 73 millions de livres de factures. 

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