Nouvel épisode dans le feuilleton du nucléaire français. EDF (+1,4% à 10,6 euros) est entré en négociations en vue d'acquérir l'activité nucléaire de GE, GE Steam Power. Dans une déclaration adressée à l'AOF, l'électricien public a prévenu qu'il n'y avait " aucune certitude quant à l'aboutissement de ces travaux et discussions exploratoires ". "Je suis satisfait que les négociations soient entamées, j'appelais ce rachat de mes vœux depuis de longs mois ", a déclaré à l'AFP Damien Meslot, le maire de Belfort, ville où sont localisées les activités de GE Steam Power.
Il y a quelques mois, GE avait fait part de sa volonté de vendre sa division nucléaire acquise en 2014 lors de son rachat de la branche énergie d'Alstom. Le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire, avait alors confirmé la volonté du gouvernement de trouver une solution française afin de retrouver notre " souveraineté nationale " en matière d'énergie et de nucléaire.
D'ailleurs, lors du rachat de l'activité énergie d'Alstom, le gouvernement français avait fait mettre en place une clause selon laquelle GE ne pouvait pas vendre Steam Power sans un accord français.
L'enjeu est d'importance. Cette société produit notamment la turbine Arabelle destinée aux centrales nucléaires d'EDF. Une telle opération sécuriserait ainsi le groupe public et en même temps, montrerait que le gouvernement envisage la rénovation des centrales françaises, voire la construction de nouvelles.