Les Bourses européennes ont fini dans le vert au lendemain de la réunion du comité de politique monétaire de la Fed. Ses conclusions ont été bien accueillies, permettant au CAC 40 de progresser de 0,98% à 6 701,98 points tandis que l'EuroStoxx50 a gagné 1,07% à 4 194,65 points. Aux Etats-Unis, la tendance hausse était aussi bien affirmée, avec un Dow Jones s'adjugeant 1,56% vers 17h30.
Comme les investisseurs s'y attendaient, la Fed a annoncé hier soir qu'elle pourrait commencer à réduire ses achats d'actifs dès le mois de novembre et a ouvert la voie à un relèvement des taux en 2022. " Mais un redressement significatif des taux d'intérêt n'est indiqué qu'en 2023 et ils suivent une trajectoire linéaire jusqu'en 2024 - pour ces deux années, trois autres hausses de taux sont attendues " observe Christian Scherrmann, économiste US chez DWS.
Focalisés sur la Fed, les investisseurs ont relégué au second plan un ralentissement de la croissance du secteur privé en Europe. Il était aussi attendu en raison des contraintes d'approvisionnement auxquelles les sociétés industrielles font face. L'Indice des directeurs d'achat (PMI) Flash Composite s'est replié à 56,1 en septembre (59 en août) en zone euro, plus bas de 5 mois, selon IHS Markit. Il était attendu à 58,5 par le consensus Reuters. Le PMI des services est passé de 59 à 56,3 alors qu'il était anticipé à 58,5. Celui du secteur manufacturier a reculé à 58,7 en septembre contre 61,4 en août et un consensus de 60,3.
Au chapitre des valeurs, le profit warning de Faurecia a permis à l'action de gagner près de 7% car il améliore la visibilité de l'équipementier automobile. Les autres valeurs du secteur, dont Valeo, ont aussi bénéficié de cette mise au point.
Dans un contexte d'appétence pour le risque, le bas du palmarès a accueilli les valeurs défensives : Eurofins Scientific, Orange, Danone...