(AOF) - Renault accuse le plus lourd repli du CAC 40, avec une chute de 4,59 % à 30,77 euros l’action. En cause : la pénurie de semi-conducteurs qui pourrait peser plus lourd que prévu cette année. Le constructeur automobile s’attendrait à ce qu’elle le prive de la production d'au moins 300 000 véhicules, alors qu’il avait évoqué le chiffre d’environ 200 000 unités l’été dernier. C’est du moins ce qu’a rapporté Reuters, sur la base de trois sources proches du constructeur automobile.
Dans le détail, une des sources du média avance un impact compris entre 300 000 unités minimum et 400 000, alors que les deux autres sources évoquent un manque à produire compris entre 350 000 et 380 000 véhicules.
Contacté par l'AOF, Renault n'a pas souhaité commenter.
Toutefois, on pourrait avoir le fin mot de l'histoire dès vendredi, puisque le groupe au losange doit réaliser son point d'activité du troisième trimestre avant l'ouverture de la Bourse de Paris.
Cette pénurie de puces électroniques, qui pénalise l'ensemble du secteur automobile, est d'autant plus problématique pour Renault, qui s'est engagé dans un vaste plan de redressement. Et ce, avec un certain succès.
Après une perte nette abyssale de 8 milliards d'euros l'an dernier, le groupe au losange a dégagé un bénéfice net (part du groupe) de 354 millions d'euros et une marge opérationnelle de 2,8 % lors du premier semestre 2021.
Cette pénurie de semi-conducteurs n'est pas le seul défi que devra gérer le groupe piloté par Luca de Meo. La flambée des matières premières et la transition vers les véhicules électriques feront également partie des challenges auxquels il faudra faire face.