(AOF) - La mauvaise nouvelle était attendue, mais pas dans de telles proportions. Renault estime que la pénurie de semi-conducteurs, et les arrêts de production qu’elle entraine, le privera de la production d’environ 500 000 véhicules cette année. C’est bien plus que les 200 000 unités évoquées l’été dernier. Après avoir connu un début de séance difficile sur la place de Paris, Renault est finalement parvenu à clôturer en hausse de 0,63% à 31,15 euros.
Malgré ces difficultés liées à la pénurie de puces électroniques, le groupe au losange a maintenu ses objectifs 2021. Il vise ainsi une marge opérationnelle annuelle " du même ordre qu'au premier semestre " (elle avait alors atteint 2,8%), mais également un free cash-flow opérationnel de l'Automobile positif (hors variation du besoin en fonds de roulement).
" Les actions entreprises pour poursuivre la baisse des coûts et optimiser la valorisation de notre production nous permettent de confirmer notre guidance pour l'année en dépit de la détérioration de la disponibilité des composants au troisième trimestre et d'une visibilité réduite pour le quatrième trimestre ", a expliqué Clotilde Delbos, le directrice financière de Renault.
Ces annonces sur les perspectives ont été réalisées à l'occasion du point d'activité du troisième trimestre 2021. Entre juillet et septembre, les ventes mondiales du groupe ont chuté de 22,3 % à 599 027 véhicules.
Grâce à une progression de la part de ses ventes sur les canaux les plus rentables et à un effet prix positif de près de 3 points, Renault a limité le recul du chiffre d'affaires à 13,4% à environ 9 milliards d'euros. Un chiffre globalement en ligne avec les attentes moyennes des analystes.
En première approche, UBS a maintenu sa recommandation d'Achat et son objectif de cours de 49 euros sur le titre Renault. Selon le broker, cette publication trimestrielle en ligne ne devrait pas conduire à de grands changements dans les prévisions du consensus.