(AOF) - Les principaux indices boursiers européens ont terminé dans le rouge mardi, dans le sillage de l'ouverture à Wall Street, alors qu'ils avaient passé la majeure partie de la séance autour de l'équilibre. Le CAC 40 a ainsi cédé 0,69% à 6 895,31 points et l'Euro Stoxx 50, 0,84% à 4 147,99 points. A New-York, le Dow Jones et le Nasdaq lâchent respectivement 0,32% et 1,77% en fin de journée.
La séance a été dominée par les inquiétudes autour du variant Omicron, dont la propagation avance rapidement. Si ses effets et sa dangerosité restent à démontrer, les investisseurs craignent que l'explosion des cas ne mène à plus de restrictions. Des restrictions qui pourraient entraver la reprise économique, notamment au cours de la période des Fêtes.
La seconde grande actualité est le début de la réunion de la Fed, qui devra rendre demain sa décision de politique monétaire. Selon les observateurs, la banque centrale américaine devrait annoncer une accélération du "tapering", c'est-à-dire la régularisation de sa politique de rachats d'actifs.
La Réserve Fédérale pourrait également laisser entendre qu'une hausse des taux pourrait être menée dès l'année prochaine, alors que l'inflation n'est plus jugée "transitoire".
Une analyste qui semble d'autant plus pertinente que les prix à la production aux Etats-Unis ont augmenté de 0,8% en novembre par rapport à octobre, contre +0,5% attendu. En données annualisées et ajustées des éléments les plus volatils, ils ont bondi de 7,7% (contre 7,2% attendus), établissant un record depuis le début du calcul de cette statistique en 2011.
En Europe, la hausse de la production industrielle en octobre (+1,1%) n'a eu aucune influence.
A la bourse de Paris, Orange (+2,16%) a a fait partie des plus fortes hausses du CAC 40 grâce aux tractation d'Altice sur BT Group. Le Crédit Agricole (+0,87%) et la Société Générale (+0,99%) s'en sont également bien sortis grâce à la remontée des taux longs. A l'inverse, les valeurs défensives, comme Eurofins (-5,31%) ou Dassault Systèmes (-2,5%) ont souffert.