(AOF) - Les Bourses européennes ont aligné une nouvelle séance de repli ce jeudi, dans un contexte toujours marqué par la guerre en Ukraine et ses conséquences. Au son de la cloche, le CAC 40 a ainsi perdu 1,21% à 6 659,87 points et l’EuroStoxx 50 a abandonné 1,38% à 3 904,49 points. Sur le mois de mars, ces indices ont toutefois grimpé de 4,4% et 3,8%. A Wall Street, la prudence est de mise en fin d’après-midi : le Dow Jones et le Nasdaq Composite se replient respectivement de 0,35% et 0,11%.
Après une bonne entame de séance, les places financières du Vieux Continent ont finalement pris le chemin de la baisse, une tendance qui s'est accentuée dans l'après-midi.
Les échanges se sont tendus entre l'Europe et la Russie concernant les importations de gaz. L'Allemagne et la France se " préparent " à un potentiel arrêt de ces dernières, alors que Moscou exige un paiement en roubles des livraisons, à partir de vendredi. Les Européens refusent.
Signalons également que les Etats-Unis ont pris de nouvelles sanctions à l'encontre de la Russie, visant cette fois le secteur technologique.
La journée a également été marquée par un déluge de statistiques, dont certaines ont pesé négativement sur la tendance. Il en va ainsi des PMI manufacturier et des services chinois de mars ou des inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis, alors que l'inflation continue d'accélérer.
Le net repli du pétrole a également marqué cette séance, alors que des informations de presse rapportaient que le président américain envisageait de recourir de manière durable et importante aux réserves stratégiques de pétrole de son pays. L'annonce a été officialisée en fin d'après-midi.
Au chapitre des valeurs, Pernod Ricard (+1,17%) a dominé le CAC 40 grâce à des notes favorables de Deutsche Bank et Jefferies. Suivent Capgemini (+1,10%) et Carrefour (+0,56%).
En revanche, Worldline (-6,65%), Société Générale (-3,57%) et Renault (-3,50%) ont fermé la marche de l'indice phare parisien.