(AOF) - EDF a réalisé son augmentation de capital en numéraire avec maintien du droit préférentiel de souscription des actionnaires. Le montant brut de l'opération s'élève à 3,16 milliards euros. Elle se traduit par l'émission de 498,3 millions d'actions nouvelles. A l'issue de la période de souscription, qui s'est achevée le 1er avril 2022, la demande totale s'est élevée à environ 4,1 milliards d'euros, correspondant à un taux de souscription de 129,01%.
Conformément à son engagement, l'État français a souscrit à hauteur d'environ 2,7 milliards d'euros, soit environ 83,88% de l'augmentation de capital et détient environ 83,88 % du capital social de la société après réalisation de l'augmentation de capital.
Le produit net de l'opération servira principalement au financement des opérations de développement du groupe sur la période 2022-2024, en cohérence avec la stratégie CAP 2030 ; à conforter la notation de crédit du groupe et son accès aux marchés de financement ; et d'une manière générale, à renforcer la flexibilité financière du groupe.
L'augmentation de capital s'intègre dans le plan d'actions global de renforcement de la structure bilancielle incluant également un plan de cessions à hauteur d'environ 3 milliards d'euros entre 2022 et 2024 et une option de versement en actions du dividende pour les exercices 2022 et 2023.
Par ailleurs, l'État français a indiqué prolonger son engagement actuel de percevoir ses dividendes en titres pour l'exercice 2021 aux exercices 2022 et 2023, comme le proposera la société à ses actionnaires.
En outre, EDF a annoncé le 16 mars 2022 avoir conclu la mise en place de nouvelles lignes de crédit bilatérales de maturité 3 ans pour un montant total de 10,25 milliards d'euros.
Commentant ces résultats, Jean-Bernard Lévy, PDG d'EDF, a déclaré : " EDF jouera un rôle majeur dans la relance industrielle de la France et dans l'atteinte des objectifs de neutralité carbone à l'horizon 2050. Ainsi, le succès de l'opération témoigne de la confiance des investisseurs dans la capacité du groupe à répondre aux enjeux d'indépendance énergétique et du développement économique de la France. "