Marchés

Dans le vert après la BCE et la Fed

Publié le 8 septembre 2022 à 17h47

Les marchés actions européens ont clôturé dans le vert une séance rendue particulièrement volatile par les annonces de la BCE et de la Réserve fédérale. Le CAC 40 a gagné 0,29% à 6 123,34 points, tandis que l'Euro Stoxx 50 a progressé de 0,37%. Alors que la santé de la reine d'Angleterre suscite une très vive inquiétude, le Footsie de Londres a clôturé en hausse de 0,42%. A Wall Street, le Dow Jones gagne 0,59% et le Nasdaq, 0,83% vers 17h30.

Cette journée était très attendue par les marchés avec la décision de politique monétaire de la BCE, la conférence de presse de sa présidente, Christine Lagarde, et un discours du président de la Fed, Jerome Powell.

Sans surprise, la BCE a relevé de 75 points de base ses taux directeurs, une hausse inédite. C'est donc le discours particulièrement " hawkish " de Christine Largarde qui a provoqué la volatilité. Confrontée à une inflation persistante (+9,1%) en août, la présidente de l'institution a prévenu que les taux directeurs augmenteraient sans doute encore en octobre et en décembre.

Preuve de la gravité de sa situation, la BCE a revu à la hausse ses prévisions d'inflation, (+8,1% en 2022, + 5,5% en 2023 et +2,3% en 2024, soit encore au-dessus de son objectif fixé à 2%) tout en réduisant ses prévisions de croissance pour 2023 à +0,9%.

Dans son scénario noir, qui semble sur le point de se réaliser, la zone euro risque une " récession " pour l'année 2023 en cas de " coupure totale " des livraisons de gaz russe, a prévenu Christine Lagarde.

En comparaison, le discours tenu par Jerome Powell au Cato Institute paraitrait presque " Dovish ". Le président de la Fed a bien sûr réaffirmé sa volonté de lutter contre l'inflation. Mais il a estimé qu'il pourrait y parvenir sans pour autant que cela entraîne un " coût social très élevé ", faisant référence à la récession provoquée par son prédécesseur Paul Volcker au début des années 1980.

Sur le marché des taux, la dette souveraine européenne a réagi plus fortement que son homologue européenne. Le rendement du Bon du Trésor à 10 ans s'apprécie de 0,7% à 3,274% alors que celui du Bund allemand de même échéance gagne près de 14 points de base à 1,711%.

A la Bourse de Paris, les valeurs financières, censées profiter de la hausse des taux longs, ont tiré leur épingle du jeu. Société Générale a gagné 2,7%, Axa, 2,8% et BNP Paribas 2%.

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