(AOF) - Les marchés actions ont continué de se replier, toujours secoués par les discours musclés des banquiers centraux engagés dans la lutte contre l'inflation. L’indice CAC 40 a clôturé en repli de 1,08% à 6 452,63 points, portant son recul sur la semaine à 3,40%. Le principal indice parisien est au plus bas depuis un mois. L’EuroStoxx50 a pour sa part cédé 0,83% à 3 803,97 points. Même scénario à Wall Street où le Dow Jones s’apprêtait à enregistrer un repli hebdomadaire de 1,8%.
Les investisseurs ont été surpris ces deux derniers jours par la détermination de la Fed, mais surtout de la BCE, à poursuivre leurs hausses de taux pour lutter contre l'inflation.
" La présidente Lagarde semblait vouloir orienter explicitement les attentes du marché vers un taux terminal plus élevé. Il est inhabituel que madame Lagarde tente d'orienter les marchés avec autant de force, ce qui souligne le caractère d'urgence dans la position de la BCE ", souligne abrdn.
Facteur aggravant pour les marchés, l'intransigeance des Banques centrales s'accompagne de statistiques économiques décevantes alimentant les craintes de récession. Nouvelle preuve aujourd'hui, la contraction de l'activité du secteur privé a été plus forte que prévu en décembre aux Etats-Unis. L'indice des directeurs d'achat (PMI) Composite de S&P Global est ressorti à 44,6 alors qu'il était attendu à 47 après 46,4 en novembre.
Dans le sillage des déclarations des banquiers centraux, le marché des taux a continué de se tendre. Le rendement du 10 ans américain gagne près de 6 points de base à 3,5% et son équivalent allemand, 9 points de base à 2,17%.
Cette progression des taux longs a permis aux valeurs bancaires françaises d'échapper à la baisse. Autre secteur très sensible aux taux d'intérêt, l'immobilier a continué de souffrir.