Plus forte baisse du SBF 120, Fnac Darty a dévissé de 9,13% à 35,04 euros après avoir clôturé hier en hausse de 7,65%, faisant suite à des spéculations sur un intérêt du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky pour le groupe. Au titre de l'exercice 2022, le distributeur de produits culturels et d'électroménager a dévoilé une perte nette de 28 millions d'euros contre un bénéfice net de 160 millions d'euros en 2021, soit un repli de 45%. Le résultat opérationnel courant ressort sur la période à 230,6 millions d'euros, en repli de 40%.
Le chiffre d'affaires de Fnac Darty ressort à 7,9 milliards d'euros, en baisse de 1,2% par rapport à 2021, "dans un contexte de tensions sur le pouvoir d'achat lié à un niveau d'inflation élevé qui a perduré tout au long de l'année, et après une année 2021 record".
Les ventes du mois de décembre sont en retrait de -56 millions d'euros, expliquant l'intégralité de la baisse des ventes du second semestre.
Fnac Darty proposera à l'Assemblée générale annuelle des actionnaires prévue le 24 mai 2023 d'approuver la distribution d'un dividende de 1,40 euro par action.
Ce montant représente un taux de distribution, calculé sur le résultat net part du Groupe des activités poursuivies, de 38%, en ligne avec celui de l'année dernière et conforme à la politique de retour à l'actionnaire présentée dans le plan stratégique Everyday.
Pour 2023, le groupe devrait afficher des ventes en léger repli au 1er semestre couplé à une forte hausse des coûts, en particulier sur l'énergie, mais devrait bénéficier de conditions de marché moins défavorables au second semestre avec un niveau d'inflation qui pourrait être inférieur à celui du premier semestre.
Fnac-Darty attend donc un résultat opérationnel courant (ROC) pour 2023 aux alentours de 200 millions d'euros, soit un ROC en ligne ou en progression par rapport à 2022 hors impact de la hausse attendue des coûts de l'énergie.
" Le groupe attend un ROC 2023 autour de 200 millions d'euros, parfaitement en ligne avec nos estimations mais inférieur à celles du consensus ", souligne TP ICAP. L'analyste anticipe un premier semestre compliqué alors que la consommation reste morose.