Les marchés européens ont fini en légère baisse, les craintes à propos de l’inflation prenant le pas sur les bonnes nouvelles en provenance de Chine. L’indice CAC 40 a clôturé en repli de 0,46% à 7 234,25 points et l’EuroStoxx50 a reculé de 0,58% à 4 213,62 points. La couleur rouge était également dominante à Wall Street où le Dow Jones cédait 0,12% vers 17h30.
L'indice des directeurs d'achat pour le secteur manufacturier a progressé plus que prévu en février en Chine à 52,6, son niveau le plus élevé depuis avril 2012. Il s'élevait à seulement 50,1 en janvier.
Les investisseurs ont apprécié cette bonne nouvelle pour la santé de l'économie chinoise en ce début d'année, même si celle-ci pourrait s'avérer problématique en termes d'inflation plus tard en 2023.
Une inflation qui ne cesse justement de surprendre par sa vigueur en Europe. Après la France et l'Espagne, l'Allemagne a surpris en dévoilant une inflation plus élevée que prévu en février. L'indice harmonisé des prix à la consommation, qui permet la comparaison entre les pays européens, a accéléré à 9,3% en rythme annuel contre un consensus de 9% et après 9,2% en janvier.
Du fait de ces statistiques économiques, les taux longs ont continué de se tendre. Le rendement du 10 ans allemand a progressé de 7 points de base à 2,72%.
Aux Etats-Unis, son équivalent a touché 4%, un rendement jamais vu depuis novembre. La composante prix de vente des indices des directeurs d'achat pour le secteur manufacturier de S&P Global et de l'ISM a nettement progressé en février. En outre, Neel Kashkari, président de la Fed de Minneapolis, s'est dit ouvert à une hausse de 50 points de base de la Fed en mars après une hausse de seulement 25 points de base début février.
A Paris, Atos a fini à la troisième place du SBF 120 grâce à des résultats et des perspectives rassurants. Eurofins a clôturé à la dernière place de l'indice CAC 40 en raison d'une performance 2022 et d'objectifs 2023 décevants.