« Des règles strictes et une surveillance rigoureuse devraient protéger les banques européennes contre la contagion », affirme l’agence de notation Scope en réaction à plusieurs faillites bancaires aux Etats-Unis, dont celle de Silicon Valley Bank. Elle ne pense pas que les événements survenus aux États-Unis constituent en eux-mêmes un risque systémique pour l'Europe.
Mais, prévient Scope, les comportements irrationnels, la mentalité grégaire et les actions des vendeurs à découvert agressifs signifient que des impacts préjudiciables ne peuvent être exclus pour les institutions ciblées.
Comme moteur possible de la contagion en Europe, Scope cite un changement fondamental dans la façon dont les investisseurs perçoivent les banques, c'est-à-dire qu'elles ne seraient plus les entreprises à faible risque que l'on croyait, malgré toutes les contraintes réglementaires auxquelles elles ont été soumises depuis la crise financière mondiale. Pour autant, l'agence de notation juge un tel scénario peu vraisemblable.
Elle souligne que le cadre réglementaire et de surveillance en Europe est plus strict qu'aux Etats-Unis et qu'il prend en compte un plus grand nombre de banques. De l'autre côté de l'Atlantique, la réglementation bancaire est partagée entre les agences fédérales et les agences d'État et la surveillance des petites banques est beaucoup moins minutieuse. Scope prévient que d'autres faillites de banques américaines sont possibles à court terme.
En Bourse, le secteur bancaire européen a rebondi après sa chute de lundi. A Paris, BNP Paribas a gagné 3,08% à 57,88 euros, Société Générale 2,26% à 24,475 euros et Crédit Agricole, 0,95% à 10,784 euros.