(AOF) - Après avoir lâché plus de 2% à l'ouverture, Teleperformance a signé la plus forte hausse du CAC 40 (+3,71% à 124,30 euros) au lendemain de ses comptes publiés au titre du troisième trimestre d'où ressortent des prévisions revues à la baisse pour la troisième fois cette année. Le gestionnaire de centre d'appels s'attend désormais à une croissance d'"environ 6%" de son chiffre d'affaires à périmètre constant contre une prévision précédente comprise entre 6 et 8%. Citi souligne que cet abaissement d’objectif de croissance était déjà pris en compte dans le consensus. Ce qui explique la réaction boursière de l'action.
Sur la période, le groupe a dégagé un chiffre d'affaires de 1,99 milliard d'euros en croissance de 4% à données comparables hors contrats Covid, "reflétant une base de comparaison élevée et un ralentissement séquentiel des activités".
"L'environnement reste difficile avec de nombreuses entreprises américaines qui resserrent leurs budgets et l'évolution du comportement des consommateurs après le confinement lié au Covid", a déclaré Daniel Julien, directeur général, dans un communiqué.
Initialement, le groupe tablait sur une croissance d'environ 10%, avant de revoir ses prévisions à la baisse au premier et au deuxième trimestre de l'année.
L'entreprise vise toujours une marge d'Ebita d'environ 16% cette année.
"Comme imaginé, le groupe envisage le bas de sa guidance topline mais maintient sa prévision de marge. Nos estimations 2023, 2024 & 2025, qui n'intègrent pas encore Majorel qui sera consolidé au 1er novembre 2023, sont maintenues", a souligné TP Icap MIDCAP.
Le groupe a ainsi finalisé l'acquisition de Majorel, indiquant être en avance sur le calendrier initial. Il détient désormais 99,9% du capital. En conséquence, la société luxembourgeoise mettra en œuvre la procédure de retrait obligatoire qui interviendra le 11 décembre.
Teleperformance prévoit toujours un retour aux actionnaires de l'ordre de 600 millions d'euros en 2023, incluant le versement des dividendes pour 227 millions d'euros et des rachats d'actions pour plus de 300 millions d'euros.