(AOF) - Une large majorité d’économistes avait conclu de la dernière réunion de politique monétaire que la Fed en avait fini avec les hausses de taux. Les marchés attribuaient même une probabilité de 70% à un assouplissement monétaire dès juin 2024. Lors d’une intervention jeudi 9 novembre, Jerome Powell a tempéré leurs attentes. Il a déclaré qu’il n'était "pas sûr" d'avoir relevé suffisamment les taux pour ramener l'inflation à son objectif de 2 %. Il a également indiqué que la banque centrale américaine "n'hésiterait" pas à relever encore ses taux si nécessaire.
"S'il convient de resserrer encore notre politique, nous n'hésiterons pas à le faire", a-t-il souligné.
Sur le marché des changes, ses déclarations ont fait reculer l'euro sous 1,07 dollar alors que la devise européenne avait atteint lundi un plus haut depuis mi-septembre.
Ces commentaires "restrictifs" interviennent après une spectaculaire détente des taux longs et donc des conditions financières. Or, lors de sa conférence de presse du mercredi 1er novembre, il avait répété à plusieurs reprises que les conditions financières s'étaient clairement resserrées. Jerome Powell avait ainsi fait comprendre qu'il ne jugeait pas nécessaire de procéder à une nouvelle hausse des taux pour ralentir l'économie", expliquait alors Barclays.