Si Ericsson a bondi de 6,08% à 57,60 couronnes suédoises, son concurrent Nokia a chuté de 5,63% à 2,82 euros. Ce dernier a perdu un important contrat auprès de l'opérateur télécoms américain AT&T - comme une rumeur le laissait entendre hier - qui lui a préféré Ericsson. En conséquence, l'objectif de Nokia d'atteindre une marge opérationnelle à deux chiffres pour sa division Réseaux mobiles pourrait nécessiter jusqu'à 2 années supplémentaires. Il précise qu’entre temps, elle restera rentable malgré des revenus en baisse en provenance d’AT&T ces 2 ou 3 prochaines années.
AT&T représente 5 à 8 % des ventes nettes de Réseaux mobiles depuis le début de l'année 2023. "Les mesures déjà annoncées par Nokia pour réduire sa base de coûts devraient atténuer en partie l'impact de la décision d'AT&T", a précisé le groupe finlandais.
Nokia fournira plus de détails sur sa stratégie, tant au niveau du groupe qu'au niveau des Réseaux mobiles et des services de réseau et du cloud, lors de sa journée investisseurs du mardi 12 décembre.
Ericsson s'est vu attribuer un contrat de 14 milliards de dollars sur 5 ans par AT&T. Ce dernier a choisi la technologie d'accès radio ouvert (Open RAN) d'Ericsson pour moderniser son réseau mobile aux Etats-Unis afin de couvrir 70% de son trafic d'ici fin 2026. Ce changement devrait commencer dès 2024.
"L'abandon des interfaces propriétaires fermées permettra une mise à l'échelle et une gestion rapides du matériel de fournisseurs mixtes sur chaque site de téléphonie mobile ", a expliqué le groupe suédois.