(AOF) - Le cours du baril de Brent s’apprête à finir sur une baisse d'un peu plus de 9% à 77,62 dollars en 2023, une année marquée par la discipline de l’Opep+ et une production record aux Etats-Unis. L’or noir a touché un plus bas annuel à un peu plus de 70 dollars fin mars en raison des craintes de l’impact des turbulences bancaires aux Etats-Unis et en Europe sur l’économie. Ces inquiétudes se sont révélées sans fondement. Il a ensuite connu un important rallye de début juillet à fin septembre : le baril de Brent atteint son pic pour 2023 à près de 98 dollars.
Cette hausse de plusieurs mois s'explique par l'important déficit de l'offre, résultat d'une demande toujours solide malgré la conjoncture difficile et de la baisse de l'offre de l'Arabie saoudite et des autres pays de l'OPEP+. Le cartel a fait preuve pendant l'essentiel de l'année d'une plus grande discipline de production que par le passé. La faiblesse des stocks américains a également servi de catalyseur.
Le Brent affiche une performance négative au quatrième trimestre en dépit d'un fort rebond sans lendemain à la suite de l'attaque du Hamas contre Israël. Il a été affaibli par la dégradation de la conjoncture et par une production record aux Etats-Unis. Elle s'est élevée à 13,3 millions de barils par jour en décembre. Dans le même temps, les spécialistes s'attendent à ce que certains membres de l'Opep+ soient moins disciplinés dans la réduction de leur production. Le cartel a annoncé en décembre une réduction supplémentaire de sa production de 900 000 barils par jour, mais cette coupe repose sur le volontariat.