Procter & Gamble (P&G) a publié des résultats en repli au titre du deuxième trimestre de son exercice décalé 2023-2024 en raison d'une dépréciation massive liée à son rachat du fabricant de rasoirs Gillette. Le bénéfice net, de 3,5 milliards de dollars sur la période, s'affiche en recul de 12%. Le spécialiste américain des produits ménagers et d'hygiène, qui commercialise, en plus des rasoirs Gillette, les couches Pampers ou la lessive Ariel, a toutefois dégagé un bénéfice par action en croissance de 16% à 1,84 dollar, au-dessus des attentes du marché : 1,70 dollar.
Procter & Gamble a enregistré un chiffre d'affaires total de 21,4 milliards de dollars (+3%), soutenu par les hausses de prix pratiquées mais inférieur aux attentes : 21,57 milliards de dollars.
Côté perspectives, le groupe a ajusté à la hausse ses anticipations de bénéfice annuel par action hors éléments exceptionnels et table maintenant sur une progression comprise entre 8 à 9%, contre de 6 à 9% annoncés auparavant.
En prenant notamment en compte l'impact de la dépréciation de Gillette, il revoit à la baisse son objectif de bénéfice net par action sur l'année, désormais attendu de -1% à stable, contre une hausse initialement prévue entre +6 et +9%.
La firme américaine confirme son intention de verser plus de 9 milliards de dollars de dividendes en 2024.