Les Bourses européennes reculent avant la décision de politique monétaire de la BCE en début d'après-midi. Aucun changement n'est attendu sur les taux d'intérêt : les investisseurs se concentreront sur d'éventuelles indications à propos de leur future trajectoire future. Aux Etats-Unis, l'estimation du PIB au quatrième trimestre est également très attendue. A Paris, STMicroelectronics est sanctionné pour ses perspectives tandis que Publicis continue d'impressionner. Vers 12 heures, le CAC 40 perd 0,36% à 7428,79 points et l'EuroStoxx50, 0,19% à 4555,60 points.
En Europe, Nokia gagne 6,71% à 3,38 euros à la faveur de l'annonce d'une baisse moins forte que prévu des résultats trimestriels de l'équipementier télécoms finlandais. Ce dernier avait connu une fin d'année difficile à la suite de la perte d'un important contrat auprès de l'opérateur télécoms américain AT&T, qui l'avait contraint à lancer un avertissement sur ses résultats. A l'instar de son concurrent suédois la semaine dernière, Nokia a dévoilé des marges plus importantes que prévu grâce à une proportion accrue des logiciels - très rentables- dans ses revenus.
Momentum pour Publicis qui s'invite en tête du classement de l'indice CAC 40. En hausse de 2,28% à 90,78 euros, le titre évolue au plus haut historique en Bourse. Le groupe de communication a dévoilé ce jeudi sa stratégie pour devenir le premier "Système Intelligent" du secteur grâce à l'intelligence artificielle et un investissement de 300 millions d'euros au cours des trois prochaines années. Un moyen pour l'entreprise "d'étendre son avantage concurrentiel", selon JP Morgan.
A l'instar de son concurrent américain Texas Instruments mardi soir, STMicroelectronics a dévoilé des perspectives décevantes. En conséquence l'action du fabricant de semi-conducteurs perd 3,06% à 41,31 euros, affichant ainsi l'un des plus forts replis du CAC 40. Sa perte était plus prononcée en début de séance. Le groupe franco-italien est confronté à un ralentissement de la demande pour les applications dans l'automobile et à une nouvelle dégradation de la demande en provenance du secteur industrielle.
Les chiffres macroéconomiques du jour
Le climat des affaires en France est stable en janvier par rapport à décembre 2023, a indiqué l'Insee. À 98, l’indicateur qui le synthétise, reste un peu au-dessous de sa moyenne de longue période (100). Cette stabilité résulte d’évolutions contrastées : si la situation conjoncturelle s’améliore dans le bâtiment, les services et le commerce de détail, elle se dégrade dans le commerce de gros.
L'indice Ifo du climat des affaires en Allemagne a reculé à 85,2 en janvier alors qu'il était anticipé en hausse à 86,7 après 86,3 en décembre.
La décision de politique monétaire de la BCE sera connue à 14h30.
Aux Etats-Unis, les permis de construire en décembre, les mises en chantier en décembre, les commandes de biens durables en décembre et le PIB au quatrième trimestre seront publiés à 14h30.
Les ventes de logements neufs en décembre seront dévoilées à 16 heures et l'évolution hebdomadaire des stocks de gaz à 16h30.
Vers 12 heures, l'euro grappille 0,06% à 1,0893 dollar.