Le fabricant de serveurs Super Micro Computers est attendu en baisse en pré-marché à Wall Street après que Hindenburg Research l’a accusé de manipulations comptables. Le titre a perdu jusqu’à 6% en séance hier avant de clôturer en baisse de 2,64%. Sur la base d’une enquête de trois mois, Hindenburg évoque "des signaux d'alarme comptables flagrants, des preuves de transactions entre parties liées non divulguées, des manquements aux sanctions et au contrôle des exportations, et des problèmes avec les clients". Hindenburg annonce avoir pris une position "short" sur le titre.
En août 2020, la société a été accusée par la SEC de "violations comptables généralisées", principalement liées à plus de 200 millions de dollars de revenus mal comptabilisés et de dépenses sous-estimées, "entraînant des ventes, des bénéfices et des marges bénéficiaires artificiellement élevés", affirme la société de recherche. Or selon elle, "moins de 3 mois après avoir payé un règlement de 17,5 millions de dollars de la SEC", Super Micro "a commencé à réembaucher des cadres supérieurs directement impliqués dans le scandale comptable".
SuperMicro n'a pas encore répondu aux accusations de Hindenburg Research.