(Zonebourse.com) - Comme souvent, le "chiffre le plus attendu" se solde par une "non réaction" des marchés et le "NFP" (rapport mensuel sur l'emploi) nous en apporte une nouvelle démonstration.
Le rapport mensuel sur l'emploi américain a recensé la création de 50 000 postes en décembre, contre un consensus de 60 000, un niveau très proche de celui du mois de novembre avec des créations très légèrement révisées à la baisse de 60 000 vers 56 000 nouveaux emplois : une stabilisation s'opère, à un étiage relativement bas.
En parallèle, le taux de chômage de décembre, qui était attendu stable à 4,5%, a finalement reculé de 0,1pt, pour s'installer à 4,4%, retrouvant ses niveaux d'octobre.
Les salaires horaires moyens sur le mois de décembre ont accéléré conformément aux attentes avec une hausse de 0,3%, après 0,2% en novembre. En rythme annuel, la progression est de 3,8%, contre 3,6% espéré (heureusement, la forte hausse de la productivité dévoilé la veille démontre que cela n'affecte pas la rentabilité des entreprises US).
D'autres chiffres importants étaient attendus : l'indice de confiance des consommateurs de l'Université du Michigan a progressé un peu plus qu'attendu en avec 1,1pt à 54, le consensus tablant sur 53,5 seulement.
Enfin, les données sur l'immobilier, sont contrastées : les mises en chantier déçoivent avec 1,246 million d'unités, contre 1,330 attendu mais les permis de construire, sont ressortis en hausse avec de 1,412 million alors que le consensus visait 1,350 million, après 1,330 le mois précédent.
Entre la baisse du taux de chômage mais des créations d'emplois moins bonnes que prévu, une confiance des ménages qui se redresse mais un secteur immobilier qui reste peu dynamique, la Réserve fédérale américaine ne devrait pas prendre de risque sur sa politique monétaire et se montrer prudente lors de sa prochaine réunion de la fin du mois.
Selon le FedWatch Tool de CME Group, la probabilité de voir la Fed observer un statu quo est passée de 88,4 à 97,2% après le rapport mensuel sur l'emploi outre-Atlantique.
Toutefois, les intervenants tablent toujours sur deux baisses des taux directeurs au cours de l'année 2026... mais les marchés obligataires semblent n'en intégrer qu'une seule.
Les T-Bonds stagnent aujourd'hui, ou se détendent à la marge : le "10 ans" efface 1Pt à 4,175% (après avoir culminé à 4,215% en matinée), le "30 ans" efface 2,3Pts à 4,835% tandis que le "2 ans" se tend symétriquement de 2,2Pts à 3,510%.
Pas plus de volatilité en Europe avec un Bund inchangé à 2,826%, légère embellie sur nos OAT avec -0,7Pt à 3,526% : le "spread" se contracte à 70Pts de base.
Plus au sud, les "Bonos" effacent 1Pt à 3,251%, les BTP italiens -1,7Pt à 3,46%.
Enfin, une détente de -2Pts se matérialise outre-Manche sur les Gilts à 4,38%, pour conclure une belle semaine puisque le rendement du "10 ans" se détend de -16Pts, à comparer avec -7Pts sur les Bunds et -7,5 sur nos OAT.
La matinée a été ponctuée par la publication de plusieurs statistiques sur le Vieux Continent : les ventes de détail, corrigé des variations saisonnières, ont augmenté de 0,2% dans la zone euro et dans l'UE, entre octobre et novembre 2025, selon les premières estimations d'Eurostat.
Déception en France où les dépenses de consommation des ménages tricolores en biens se replient de -0,3% sur un mois en novembre, après 0,5% en octobre 2025 (données révisées).
L'INSEE précise que la consommation d'énergie repart à la baisse (-2,0% après 1,5%), comme la consommation alimentaire (-0,2% après 0,3%).
Bonne surprise en revanche avec la production dans l'industrie manufacturière qui se reprend de 0,3% entre octobre et novembre après avoir été quasi stable un mois plus tôt (-0,1%), et se montre quasi stable dans l'ensemble de l'industrie (-0,1% après 0,2%).
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