(Zonebourse.com) - Les investisseurs ont un peu de mal à se positionner sur le titre Renault. En hausse de plus de 3% peu après l'ouverture, le titre abandonne désormais 5,39%, à 31,40 euros.
Sur l'ensemble de l'exercice 2025, le groupe a vu son chiffre d'affaires atteindre 57,922 milliards d'euros, en hausse de 3%, ou de 4,5% à change constants. Uniquement sur l'activité Automobile, les revenus se sont installés à 51,442 milliards d'euros, en progression de 1,8%, comprenant un effet de change négatif de 1,6 point lié à la dévaluation de la livre turque et du peso argentin.
La marge opérationnelle a quant à elle diminué en passant de 4,263 milliards d'euros, soit 7,6% du chiffre d'affaires en 2024, à 3,632 milliards d'euros, soit 6,3% des revenus, en 2025, avec une légère amélioration au second semestre (6,5%).
Enfin, la perte nette part du groupe s'est élevée à 10,931 milliards d'euros, mais hors impact de Nissan, la société a dégagé un bénéfice net part du groupe de 715 millions d'euros.
Pour Jefferies, ces résultats annuels " sont exactement en ligne avec le consensus sur les indicateurs clés ". Les analystes relèvent que la branche de services financiers a légèrement compensé la branche Automobile. Ils soulignent également que le flux de trésorerie disponible a dépassé les attentes.
Groupe Renault a également annoncé le maintien du dividende à 2,20 euros.
Perspectives 2026 et de moyen terme
Au niveau de ses perspectives pour 2026 le constructeur automobile entend renouveler et élargir son offre en Europe, tout particulièrement sur les modèles électriques et hybrides. Il compte également accélérer sa croissance à l'international.
Au niveau financier, la marge opérationnelle du groupe devrait être d'environ 5,5% du chiffre d'affaires en 2026, tandis que le free cash-flow devrait atteindre environ 1 milliard d'euros.
Avec la croissance à l'international, la progression des ventes à partenaires et la part croissante des véhicules électriques ainsi que l'impact en année pleine de la consolidation de RNAIPL (Renault Nissan Automotive India Private Ltd), le chiffre d'affaires devrait progresser, bien que ces effets soient dilutifs sur la marge. La réduction des coûts reste une priorité clé en 2026 et pour les années à venir.
A moyen terme, le groupe table sur une marge opérationnelle entre 5 et 7% du chiffre d'affaires et un free cash-flow supérieur ou égal à 1,5 milliard d'euros par en moyenne sur le moyen terme.
Pour Jefferies, ces objectifs sont supérieurs aux estimations de ses analystes. Même son de cloche chez Oddo BHF qui estiment en plus que la guidance à moyen terme constitue la véritable surprise positive. Le groupe financier indique également que les retours aux actionnaires semblent également sous-estimés, alors que le consensus n'intégrait aucune progression annuelle du dividende et qu'il existe un potentiel de hausse supplémentaire lié à diverses options (rachat par Renault de la participation de Nissan etc.). UBS qualifie ces objectifs de moyen terme d'ambitieux dans le contexte actuel du secteur.
Au niveau des recommandations, les analystes n'ont pas la même opinion. Jefferies est à conserver en visant 39 euros, UBS à vendre en ciblant 28 euros, tandis qu'Oddo BHF est à surperformance avec un objectif de cours de 45 euros. Oddo BHF rappelle en outre que Renault est son titre préféré parmi les constructeurs européens. Le groupe financier apprécie sa faible exposition aux risques majeurs de ses pairs (notamment la Chine et les droits de douane) et il juge que sa résilience est sous-estimée par le marché. La valorisation est attractive après la sous-performance boursière de l'année dernière.
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