Marchés

L'indice FAO des prix des produits alimentaires s'affiche en hausse pour la première fois depuis cinq mois

Publié le 6 mars 2026 à 15h34

  AOF

(Zonebourse.com) - L'indice FAO des prix des produits alimentaires s'est établi en moyenne à 125,3 points en février 2026, soit une hausse de 1,1 point (0,9%) par rapport à sa valeur révisée de janvier. Les hausses des indices des prix des céréales, de la viande et des huiles végétales ont plus que compensé les baisses des indices des produits laitiers et du sucre, de sorte que l'indice a augmenté pour la première fois ce mois-ci après cinq baisses mensuelles consécutives.

Par rapport aux niveaux historiques, l'indice affichait 1,3 point (1%) de moins que sa valeur constatée un an auparavant, et pas moins de 34,9 points (21,8%) de moins que son niveau record atteint en mars 2022.

Dans le détail, l'indice FAO des prix des céréales a enregistré une valeur moyenne de 108,6 points en février, soit 1,1 point (1,1%) de plus qu'en janvier, mais toujours 4 points (3,5%) de moins que le niveau auquel il s'était établi il y a un an. Les prix mondiaux du blé ont augmenté de 1,8% en février, en raison d'informations faisant état de gelées et de risques accrus de mortalité hivernale dans certaines régions d'Europe et des États-Unis d'Amérique. Les perturbations logistiques dans la Fédération de Russie et la persistance des tensions dans la région de la mer Noire ont également contribué à cette hausse des prix.

Les prix internationaux des céréales secondaires ont eux aussi augmenté, quoique plus modérément. Les prix mondiaux du maïs sont restés globalement stables, tandis que les cours de l'orge ont continué de s'affermir, portés par la demande soutenue de la Chine pour les disponibilités australiennes et l'activité des acheteurs nord-africains s'approvisionnant en Europe.

Les prix du sorgho ont également augmenté, en raison d'une demande internationale vigoureuse.

L'indice FAO des prix de tous les types de riz a gagné 0,4% en février, résultat qui s'explique par la demande soutenue dont font l'objet les variétés basmati et Japonica.

L'indice FAO des prix des huiles végétales a affiché une valeur moyenne de 174,2 points en février, soit une progression de 5,6 points (3,3%) d'un mois sur l'autre, atteignant ainsi son niveau le plus élevé depuis juin 2022. Cette hausse s'explique par l'augmentation des prix des huiles de palme, de soja et de colza, qui a plus que compensé la baisse des cours de l'huile de tournesol. Les prix internationaux de l'huile de palme ont augmenté pour le troisième mois consécutif, soutenus par une forte demande mondiale à l'importation et la baisse saisonnière de la production en Asie du Sud-Est.

Les prix mondiaux de l'huile de soja se sont enchéris du fait de l'anticipation de mesures politiques favorables aux biocarburants aux Etats-Unis d'Amérique, tandis que les prix de l'huile de colza ont rebondi sur fond de prévisions tablant sur un accroissement de la demande à l'importation auprès du Canada.

Pour leur part, les prix de l'huile de tournesol ont légèrement baissé sous l'effet d'une demande à l'importation atone, découragée par le niveau élevé des prix, et de l'augmentation des disponibilités exportables de l'Argentine, mais ils sont restés à des niveaux bien supérieurs à ceux de l'année précédente.

L'indice FAO des prix de la viande s'est établi en moyenne à 126,2 points en février, soit une hausse de 1 point (0,8%) par rapport à la valeur révisée de janvier et de 9,4 points (8%) par rapport à son niveau un an auparavant. Cette augmentation a été tirée principalement par la hausse des prix mondiaux de la viande bovine et de la viande ovine, les cours de la viande de volaille et de la viande de porc ne s'étant appréciés que marginalement.

Les prix de la viande ovine ont atteint un nouveau record, soutenus par le volume limité des disponibilités exportables de l'Océanie - principale source des exportations mondiales - dans un contexte de demande mondiale stable.

Les cours de la viande bovine se sont également inscrits en hausse, stimulés par le solide intérêt des acheteurs de Chine et des Etats-Unis d'Amérique, qui ont soutenu les prix à l'exportation dans les principaux pays producteurs, notamment l'Australie et le Brésil.

Les prix de la viande de porc ont légèrement progressé au cours du mois. La hausse des cours aux Etats-Unis d'Amérique, imputable à une demande internationale vigoureuse, a été partiellement compensée par la baisse des prix à l'exportation au Brésil, qui résulte quant à elle de l'abondance de l'offre.

Dans l'Union européenne, les prix se sont stabilisés, les retards accumulés dans les abattages en raison des vacances, qui avaient contribué à un net recul lors du mois précédent, ayant été en grande partie résorbés.

Les prix de la viande de volaille ont légèrement augmenté, la forte demande à l'importation observée sur plusieurs marchés ayant été en partie compensée par l'abondance des disponibilités dans les principaux pays producteurs, ce qui a limité la pression à la hausse sur les prix.

En outre, l'indice FAO des prix des produits laitiers s'est élevé en moyenne à 119,3 points en février, soit 1,4 point (1,2%) de moins qu'en janvier et 28,4 points (19,2%) de moins que son niveau enregistré il y a un an. La baisse enregistrée en février prolonge une tendance qui s'est amorcée en juillet 2025. Ce fléchissement est principalement à mettre au compte de la baisse ininterrompue des prix du fromage, en particulier dans l'Union européenne, qui s'explique par l'amélioration de la disponibilité du lait, l'affaiblissement de la demande sur les principaux marchés d'exportation et l'intensification de la concurrence internationale.

En revanche, les cours internationaux du lait écrémé en poudre et du lait entier en poudre se sont notablement appréciés, soutenus par la reprise de la demande à l'importation, en particulier de la part de l'Afrique du Nord, de l'Asie du Sud-Est et du Proche-Orient, ainsi que par le ralentissement saisonnier de la croissance de l'offre de lait en Nouvelle-Zélande.

Les prix mondiaux du beurre ont affiché leur première hausse mensuelle depuis leur niveau record atteint en juin 2025, portés par l'affermissement de la demande internationale et la modération des perspectives de croissance de l'offre en Océanie. Cela étant, cette augmentation a été limitée par la baisse des cours dans l'Union européenne, qui s'explique par la disponibilité élevée de la crème.

L'indice FAO des prix du sucre s'est établi en moyenne à 86,2 points en février, soit un recul de 3,7 points (4,1%) par rapport à sa valeur de janvier, et de pas moins de 32,4 points (27,3%) par rapport à son niveau d'il y a un an. Il a ainsi enregistré sa deuxième baisse mensuelle consécutive et a atteint son niveau le plus bas depuis octobre 2020.

Les prévisions indiquant une offre mondiale abondante pour la saison en cours ont continué d'exercer une pression baissière sur les prix mondiaux du sucre.

L'orientation globalement favorable des perspectives de production, et notamment la prévision d'une production record aux Etats-Unis d'Amérique, a plus que compensé la pression à la hausse sur les prix résultant de l'ajustement à la baisse des prévisions de production en Inde et du recul saisonnier de la production au Brésil.

Copyright (c) 2026 Zonebourse.com - All rights reserved.

Actualités assurance

Chargement en cours...

L'info asset en continu

Chargement en cours...

Dans la même rubrique

New York dans le rouge avec la dégradation de l'emploi et la flambée du pétrole

(Zonebourse.com) - Après une heure et demi de cotation, les indices américains s'affichent en nette...

Wall Street plombée par les cours de l'or noir et les chiffres de l'emploi

(Zonebourse.com) - Moins d'une heure avant le coup d'envoi à Wall Street, les principaux indices...

Repli moins marqué que prévu des ventes au détail aux USA en janvier

(Zonebourse.com) - Les ventes au détail aux Etats-Unis ont baissé de 0,2% en janvier sur un mois,...

Voir plus

Chargement…