Oddo BHF et Bernstein partagent leur analyse sur le groupe de transport près la publication des résultats publiés par Air France-KLM en fin de semaine dernière. Le titre évolue en dessous de son point d'équilibre ce matin (-0,2%).
Air France-KLM a dévoilé en fin de semaine un résultat net publié de -252 MEUR au titre du 1er trimestre, quasiment stable par rapport à la même période un an plus tôt (-249 MEUR). Le résultat net part du groupe ressort pour sa part à -287 MEUR, en amélioration de 2%.
De son côté, le chiffre d'affaires atteint 7,48 MdsEUR (en ligne avec le consensus), en hausse de 4,4% en données publiées et de 8,3% à taux de change constant.
Réagissant à cette publication, Oddo BHF confirme son conseil "surperformance" sur le groupe de transport aérien, avec un objectif de cours abaissé de 13 à 12,2 EUR.
L'analyste met en avant une demande robuste, sans signe d'essoufflement à court terme, avec des yields (prix moyen payé par un client pour un trajet donné) en hausse de 9% sur avril, soutenant les revenus. Il estime que l'effet prix et la "premiumisation" permettront de compenser environ 90% de la hausse attendue de la facture carburant.
Selon le broker, la maîtrise des coûts constitue un autre point de soutien, avec un CASK (coût par siège-kilomètre offert) hors carburant attendu en hausse limitée autour de 1% en 2026, malgré certaines pressions inflationnistes.
La note souligne également un environnement M&A actif, avec des projets sur TAP et SAS, susceptibles de renforcer le positionnement stratégique du groupe.
D'après Oddo BHF, la baisse de 26% du titre depuis le début des tensions géopolitiques intègre déjà une large part des risques, laissant apparaître une valorisation jugée "attractive".
De son côté, Bernstein confirme sa note "performance de marché" sur le titre avec un objectif de cours inchangé à 10,20 EUR.
Le broker souligne une exécution opérationnelle solide, avec des revenus unitaires (RASK) en hausse de 5% et des coûts maîtrisés malgré des perturbations ponctuelles liées à la météo.
La note souligne elle aussi les yields en progression de 9% en mars et avril, portés notamment par une demande premium toujours très robuste et des effets conjoncturels favorables.
Le bureau d'études reste toutefois prudent en raison des risques liés au carburant et à l'endettement élevé du groupe (environ 14 MdsEUR), estimant que le titre demeure trop risqué à détenir dans l'environnement actuel.
Enfin, Bernstein considère que, malgré des fondamentaux en amélioration, les incertitudes géopolitiques et la sensibilité aux prix du fuel limitent le potentiel à court terme.
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