Confrontées aux besoins de financement sans précédent de l'IA, les grandes banques sont écartelées entre la nécessité d'en faire partie et la crainte d'y être surexposées. Le mouvement actuel, selon le FT, est plutôt à la réduction du risque.
Les grands établissements américains, dont JPMorgan, Morgan Stanley, mais aussi non-américains, comme Sumitomo Mitsui, tentent de redistribuer une partie des dettes liées aux data centers vers d'autres investisseurs. D'après le FT, ils explorent des cessions privées ou des transferts de risque afin de libérer du capital. L'ampleur des montants est inédite : Oracle et CoreWeave ont emprunté des centaines de milliards de dollars pour financer leurs infrastructures, mettant les bilans bancaires sous tension.
significant risk transfer
Certaines opérations illustrent cette pression. JPMorgan et MUFG cherchent ainsi à répartir 38 milliards de dollars de dette liés à un projet Oracle aux Etats-Unis, parfois avec décote. En parallèle, les banques développent des structures de type significant risk transfer, déjà courantes en Europe, pour céder les tranches les plus risquées de prêts très concentrés, tout en conservant une part d'exposition, précise le FT.
Mais ces actifs restent risqués, en raison de la concentration du secteur, des aléas de construction et d'une opposition locale croissante à certains projets. Dans ce contexte, les banques diversifient les sources de financement, du crédit privé aux obligations, et cherchent davantage de contreparties pour absorber des volumes appelés à encore augmenter, souligne le journal britannique.
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