Le spécialiste de l'affichage extérieur retrouve des couleurs après avoir démarré la séance en territoire négatif. Le titre avance de 0,37% peu après la mi-journée alors que le groupe a dévoilé son point trimestriel hier soir.
Le chiffre d'affaires du premier trimestre s'est établi à 881 MEUR, en hausse de 2,7% sur un an, dont 5,7% de croissance organique, légèrement au-dessus du consensus de 5,3%. Hors revenus non publicitaires, qui représentent moins de 10% des ventes du groupe, la croissance organique atteint 6,6%. Le digital, qui pèse désormais environ 42% du chiffre d'affaires, continue d'afficher une forte dynamique avec une progression organique de 13,1%.
"Les perspectives pour le deuxième trimestre ont toutefois été assombries par les tensions persistantes au Moyen-Orient, conduisant le groupe à viser une croissance organique d'environ 3%, un niveau inférieur aux attentes du marché mais proche de nos estimations", note Berenberg, qui maintient sa recommandation à l'achat sur le dossier, assorti d'un objectif de cours de 28 euros, soit un potentiel de hausse proche de 50%.
La publicité programmatique a de nouveau constitué l'un des principaux moteurs de croissance. Son activité a progressé de 27,2%, soit un rythme deux fois supérieur à celui du digital dans son ensemble, et représente désormais environ 11% des revenus digitaux.
Pour le deuxième trimestre, JCDecaux anticipe un ralentissement de la croissance organique autour de 3%, principalement en raison de la situation au Moyen-Orient. Hors région, la croissance du groupe resterait proche de 5%, ce qui implique une chute d'environ 40% de l'activité au Moyen-Orient sur la période. La situation reste compliquée, avec des disparités selon les pays et un trafic aérien qui ne représente encore qu'environ 60% des niveaux habituels dans la région.
Pour Berenberg, "le second semestre devrait bénéficier de plusieurs catalyseurs de croissance". Les nouveaux contrats remportés récemment, notamment à Barcelone, Denver, Melbourne ou encore avec Carmila/Carrefour, ne commenceront à contribuer qu'à partir du troisième trimestre et pourraient générer près de 60 MEUR de revenus additionnels.
"La Coupe du monde de football devrait également apporter environ 30 MEUR de chiffre d'affaires supplémentaire, répartis entre juin et juillet", ajoute le broker qui ne modifie pas ses prévisions pour l'exercice 2026, et continuant d'anticiper une croissance organique solide de 4,8% sur l'année.
"Ce scénario repose sur un recul d'environ 20% de l'activité au Moyen-Orient, compensé par une croissance proche de 6% dans le reste du groupe. Par ailleurs, nous retenons désormais une hypothèse de change globalement neutre sur l'exercice, contre un impact négatif estimé auparavant à 38 MEUR, ce qui soutient nos prévisions de bénéfice par action sur la période 2026-2028", conclut Berenberg.
Depuis le début de l'année, le titre bondit de plus de 20%.
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