Wall Street en termine sur une note contrastée ce mardi, mais c'est globalement l'optimisme qui l'emporte, avec un "VIX" qui efface encore -1,5% sous les 16,00, malgré un léger repli de 0,57% du S&P 500 à 7 511 en clôture. Si le Dow Jones avance de 0,64% à 52 000, le Nasdaq-100 abandonne 1,89% à 29 968 alors que le compartiment des "technos" marque un peu le pas.
À 2 jours de la séance des "4 sorcières" (vendredi sera férié), le compartiment des "technos" marque un peu le pas : le "SOXX" a lâché -5,9% à 591,24, après avoir culminé à 629,64 USD (record) en tout début de séance. Le Nasdaq-100, qui affichait 20% depuis le début de l'année la veille, peut encore égaler les 30 540 d'ici jeudi soir.
Le Nasdaq Composite a reculé de 1,2% et le Nasdaq-100 de -1,89% (au lendemain d'une envolée de 3,1%), mais les optimistes retiendront le brillant doublé record inscrit par le Dow Jones avec 52 190 en séance et 52 000, pour le symbole, à la clôture.
Mention spéciale, une nouvelle fois, pour SpaceX qui a inscrit un nouveau sommet à 225,64 USD ( 14% en séance) et de 201,8 USD en clôture ( 4,8%). À 225 USD, SpaceX affichait 66% par rapport à son cours d'IPO et une capitalisation de plus de 3 000 MdsUSD, soit la 4e au niveau planétaire, derrière Nvidia, Apple et Microsoft (quasiment à parité avec cette dernière).
La prudence de Wall Street peut s'expliquer par le sentiment que beaucoup de bonnes nouvelles sont déjà dans les cours. De ce point de vue, la rechute du "WTI" vers 76,5 USD a déjà été "payée" au moins 25 fois depuis le 8 avril avec les annonces "prématurées" de Donald Trump.
L'attention des investisseurs se focalisera ce mercredi sur la première conférence de presse de Kevin Warsh, le nouveau patron de la Réserve fédérale (FED) : le suspense apparaît inexistant concernant le statu quo sur sa politique monétaire (taux directeurs maintenus dans une fourchette comprise entre 3,50% et 3,75%)... et il devrait justifier cette décision par la présence de forces antagonistes, avec d'un côté l'inflation qui progresse en direction des 5% en rythme annuel, de l'autre la dégradation de l'emploi (pas évidente) et la détérioration des perspectives économiques.
Un des grands enjeux des prochains jours, c'est l'attitude de la BOJ au lendemain de la hausse du loyer de l'argent (relevé de 0,25% à 1,00%, pour la première fois depuis 1995) : la forte hausse du rendement du "10 ans" japonais ( 10 points de base à 2,6700%) est restée ce mardi sans impact réel sur les parités.
Si le yen retombe sous 161 USD, la BOJ sera contrainte d'intervenir et de soutenir sa devise en vendant des T-Bonds... au plus mauvais moment pour les États-Unis qui filent tout droit vers les 40 000 MdsUSD de déficit, avec un coût de refinancement supérieur à 1 300 MdsUSD par an.
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