Londres joue les entremetteurs ce vendredi avec Apollo qui souffle easyJet à Castlelake pour 5,7 MdsGBP, pendant que Xavier Niel s'invite au capital de Vodafone pour en devenir le premier actionnaire. A Francfort, JP Morgan sonne le clairon de la reprise pour l'acier européen.
Actions en hausse
easyJet ( 14%) : décolle en flèche après avoir accepté en principe l'offre de rachat d'Apollo à 5,7 MdsGBP (7,15 GBP/action), surenchérissant sur les 6,90 GBP proposés par Castlelake quelques jours plus tôt. La compagnie low-cost britannique voit une bataille boursière s'ouvrir, avec une prime de 81% par rapport au cours du 28 mai.
Vodafone ( 11%) : l'opérateur britannique salue la cession par l'émirati E& de sa participation au groupe familial de Xavier Niel pour 5,95 MdsUSD. L'arrivée d'un actionnaire de référence industriel et francophone au capital est perçue comme un signal stratégique positif par le marché.
Salzgitter ( 10%) : décroche le jackpot avec JP Morgan qui bascule de vendeur à surpondérer, doublant l'objectif de 31,40 EUR à 65 EUR. L'analyste Dominic O'Kane parie sur une hausse des prix de l'acier en Europe au second semestre grâce aux mesures de protection politique, un scénario qui profite également à ArcelorMittal, Thyssenkrupp et SSAB dont les objectifs sont relevés dans la foulée.
Sivers Semiconductors ( 10%) : rebondit après une série d'achats d'initiés, le PDG Vickram Vathulya et trois administrateurs ayant mis la main à la poche jeudi pour plus de 2 MSEK cumulés. Le semi-conducteur suédois envoie un signal fort au marché après avoir dégringolé de 110 SEK à 41,80 SEK en un mois, malgré une progression de 900% depuis le début de l'année.
Actions en baisse
Plejd (-13%) dévisse après que SEB a rabotté son objectif de 1 300 SEK à 1 270 SEK tout en maintenant l'achat, sanctionnant les résultats publiés hier. Le spécialiste suédois de l'éclairage intelligent affichait pourtant un CA en hausse de 28% au 2e trimestre à 321 MSEK et un bénéfice net à 48 MSEK.
Netcompany (-4%) subit le coup de rabot de Handelsbanken qui abaisse l'objectif de 400 DKK à 345 DKK tout en maintenant conserver. Le prestataire de services informatiques danois voit ses ambitions revues à la baisse par le broker nordique.
Dürr (-3%) subit un double coup dur avec Berenberg qui divise son objectif par deux (de 40 EUR à 21 EUR) et rétrograde le titre d'achat à conserver, suite à un changement d'analyste. L'équipementier industriel allemand paie sa forte dépendance aux investissements des constructeurs automobiles, malgré ses efforts de restructuration.
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