Dernière minute : Trump annonce convertir les 20% de taxe sur la valeur de la cargaison des navires transitant par Ormuz en obligation de conclure des projets d'achat et d'investissements avec les pays du Golfe Persique (sauf l'Iran bien sur). Trump avait auparavant minimisé la gravité des bombardements et attaques réciproques entre Etats Unis et Iran en les qualifiant "d'incidents" qui ne préfigure pas d'escalade. Il avait au passage confirmé que le détroit d'Ormuz était sous contrôle américain... mais la réalité est que même avec cette protection annoncée le weekend dernier, pratiquement aucun navire ne circule.
Ces annonces ne convainquent pas vraiment les marchés obligataires tandis que Wall Street, comme à l'accoutumée, se saisit du mointre communiqué présidentiel "positif" pour repartir résolument à la hausse ( 1% pour le Nasdaq, 0,4% pour le S&P500).
Cette journée était également marquée par la première prestation de Kevin Warsh devant une commission du Congrès : c'est le fameux "témoignage" bi-annuel et il en a profité pour annoncer que la FED rentrait dans une "nouvelle ère".
Il n'est pas question que l'inflation prenne de vitesse les autorités monétaires (une pierre dans le jardin de Jerome Powell) alors que les investissements -notamment dan l'A.I accélèrent fortement.
Le marché du travail se montre "remarquablement résilient" et les marchés financiers semble afficher une santé éclatante... mais Kevin Warsh souhaiterait que la croissance repose sur une "base plus large" et que les prix s'assagissent.
A ce sujet, le Département du Travail a annoncé que l'indice des prix à la consommation (CPI) s'était contracté de 0,4% le mois dernier, après une hausse de 0,5% en mai, et alors que les économistes attendaient un repli de seulement 0,1%.
Sur un an, cela porte la décélération du CPI à 3,5% après 4,2% le mois précédent et un consensus à 3,8%.
La nette décrue des prix du pétrole, liée à l'anticipation d'une réouverture d'Ormuz (accord d'Islamabad conclu il y a 1 mois, jamais respecté et désormais moribond avec les récents "incidents") y est pour beaucoup.
A aucun moment, le trafic dans le détroit n'a atteint ne serait-ce que 50% de la moyenne d'avant guerre, mais le prix du pétrole a évolué comme s'il était grand ouvert... avant de rebondir brutalement depuis lundi, jusque vers 87 USD pour le "Brent" et 80 UDS pour le "WTI"... avant les annonces de Trump (rechute du "Brent" vers 85 USD).
Sur un an, cela porte la décélération du CPI à 3,5% après 4,2% le mois précédent et un consensus à 3,8%.
L'indice CPI de base (core), qui exclut les éléments volatils comme le pétrole et les produits alimentaires est lui ressorti stable, alors qu'il était attendu en hausse de 0,2%.
En rythme annuel, sa progression s'élève à 2,6%, là encore en dessous de l'estimation moyenne du marché ( 2,8%).
Cela ne modifie pas beaucoup les anticipations de relèvement des taux par la FED : 25Pts pour 63% des sondés mi-septembre et un second tour de vis est estimé à 45% de probabilité mi-décembre (45% parient sur un maintien, 10% sans opinion).
Les T-Bonds UD réagissent modérément : décrue -3Pt de base du "10 ans" à 4,58%, de -0,9Pt du "30 ans" à 5,09% et de -5,5Pts du "2 ans" à 4,209%.
L'Europe n'a pas bénéficié de chiffres d'inflation rassurants et la dégradation se poursuit lentement, mais inexorablement avec un "Bund" qui se tend de 2,3Pts à 3,082% (après avoir flirté avec 3,12% en matinée), nos OAT affichent 2,5Pts à 3,896% et les BTP italiens 1Pt à 3,881%.
Outre-Manche, c'est un quasi statu quo à 4,975%... mais les "Gilts" ont vu leur rendement flamber.
Enfin, nette détente des taux (-7,7Pts à 2,703%) qui jouent au yo-yo avec de fortes amplitudes d'un jour à l'autre depuis le début de la semaine, au gré des rumeurs relative au recours à l'épargne financière des japonais pour soutenir le marché obligataire (alors que la banque centrale avait nettement réduit ses avoirs en ETF boursiers depuis 1 an).
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