Le groupe polonais de livraison de colis a enregistré une croissance de 18,2% de son chiffre d'affaires au 2e trimestre, portée par son expansion internationale. En revanche, la rentabilité a été pénalisée par la transformation de ses activités au Royaume-Uni. Conséquence ? InPost revoit à la baisse sa perspective d'EBITDA ajusté pour 2026.
InPost a dégagé au 2e trimestre 2026 un bénéfice net ajusté de 132,9 millions de zlotys (MPLN), en baisse de 50,1% sur un an. Le bénéfice net publié ressort quant à lui à 93 MPLN (-30,2%), soit un BPA publié de 0,19 PLN, contre 0,28 PLN un an plus tôt.
De son côté, le chiffre d'affaires a progressé de 18,2% à 4,18 MdsPLN, avec des volumes de colis en hausse de 16% à 380,9 MPLN. Dans le détail, la hausse des colis atteint 30% dans la zone euro, 16% au Royaume-Uni et en Irlande et 9% en Pologne.
L'EBITDA ajusté s'est élevé à 1,04 MdPLN, en hausse de 4,4% sur un an. Sa marge s'est cependant contractée de 330 points de base, à 25%. Le free cash flow du groupe est ressorti négatif à 131,4 MPLN au 2e trimestre, contre un flux négatif de 9,2 MPLN un an plus tôt. De leur côté, les investissements ont augmenté de 7% à 503,8 MPLN, principalement en raison de la production et du déploiement de consignes automatiques.
Pour 2026, InPost abaisse sa prévision de croissance de l'EBITDA ajusté et anticipe désormais une baisse d'un pourcentage de 4 à 6% environ, alors qu'il tablait précédemment sur une stabilité. Le groupe prévoit toujours une croissance du chiffre d'affaires et des volumes d'environ 15%.
Jefferies reste à "conserver"
Réagissant à cette publication, Jefferies confirme son conseil "conserver" sur le titre, avec un objectif de cours inchangé à 15,60 EUR.
Le broker estime que les résultats du 2e trimestre sont globalement en ligne, tandis que la révision à la baisse des perspectives annuelles reflète des investissements en Pologne et une transformation plus longue que prévu au Royaume-Uni.
Le bureau d'études souligne que la croissance des volumes au 3e trimestre devrait rester limitée à un faible rythme à un chiffre, pénalisée par les changements des droits de douane européens affectant les volumes des places de marché.
Selon Jefferies, la cible de 15,60 EUR correspond au prix de l'offre du consortium d'actionnaires, tandis que la probabilité d'une contre-offre est jugée relativement faible.
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