Snowflake s'envole de plus de 20% dans les échanges post-market après avoir largement dépassé les attentes au deuxième trimestre et relevé ses prévisions annuelles.
Le spécialiste américain des plateformes de données dans le cloud et de l'intelligence artificielle a enregistré un chiffre d'affaires de 1,55 MdUSD, en hausse de 35% sur un an, contre 1,48 MdUSD attendu, tandis que le bénéfice ajusté par action (non-GAAP) a atteint 0,62 dollar, nettement au-dessus des 0,45 dollar anticipés.
La dynamique reste particulièrement robuste sur le coeur de métier, puisque les "revenus produits", principal indicateur suivi chez Snowflake compte tenu de son modèle fondé sur la consommation plutôt que sur des abonnements, ont progressé de 37% à 1,49 MdUSD, signant ainsi un troisième trimestre consécutif d'accélération. Le taux de rétention net s'est maintenu à 126%, tandis que le nombre de clients générant plus d'un million de dollars de revenus annuels a augmenté de 27% à 828 et que les obligations de performance restantes ont atteint 9 MdsUSD, en hausse de 30% sur un an.
L'IA semble désormais contribuer plus directement à cette accélération. CoCo, un assistant permettant de générer, comprendre et modifier du code à partir des données et de l'environnement Snowflake, dépasse désormais 9 100 comptes, tandis que CoWork, qui permet aux utilisateurs professionnels d'interroger, d'analyser et d'exploiter leurs données en langage naturel, en compte déjà 5 800. Le directeur financier Brian Robins a ainsi évoqué une "hausse significative" des revenus liés à l'IA, venant s'ajouter à la vigueur de la plateforme historique dans un environnement où la concurrence reste intense face à Databricks et aux solutions proposées directement par les grands fournisseurs de cloud.
Dans ce contexte, Snowflake relève sa prévision annuelle de revenus produits de 5,84 à 6,07 MdsUSD, soit une croissance attendue de 36%, et vise encore une progression comprise entre 37% et 38% au troisième trimestre. Cette amélioration s'accompagne toutefois d'une légère pression sur la rentabilité brute, puisque la marge brute ajustée des produits est désormais attendue à 74% sur l'année, contre 75% précédemment, ce qui suggère que la montée en puissance des workloads d'IA pourrait peser davantage sur les coûts d'infrastructure.
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