LVMH accuse mercredi matin la troisième plus forte baisse de l'indice CAC 40, HSBC ayant abaissé sa recommandation d'"achat" à "conserver" avec un objectif de cours ramené de 600 à 490 euros.
Vers 11h30, le titre perd 1,9% à 417,4 euros, au plus bas depuis six ans, tandis que le CAC cède 1,1%. Il s'agit de la valeur la plus échangée au sein de l'indice.
Dans une étude sectorielle, HSBC estime qu'il ne va pas être facile, pour les acteurs du luxe, de naviguer durant la seconde partie de l'exercice 2026, notamment en raison d'une base de comparaison qui s'annonce défavorable et de la morosité confirmée du marché chinois.
Au vu de cette visibilité "limitée", l'intermédiaire conseille de marquer une pause sur certaines valeurs du secteur en attendant que l'activité s'améliore.
Cela conduit le professionnel à dégrader LVMH, dont il attend une croissance toujours maussade de l'activité clé de mode et de maroquinerie au second semestre, même s'il dit rester optimiste dans une optique de plus long terme.
Le scénario de la courbe en K
"Comme l'explique la directrice financière du groupe, il y a un fort appétit pour le luxe partout où la création de richesse est là, et quel que soit le type de clientèle", écrit-il dans sa note.
"Le problème, c'est que la création de richesse est très inégale entre les pays, ce qui signifie que les performances du luxe risquent de demeurer très polarisées entre l'ultra-luxe d'une part et le luxe accessible de l'autre", expliquent les analystes.
Dans ce contexte, HSBC indique préférer le titre Richemont, positionné sur le segment de la joaillerie très haut de gamme, ou encore Kering au vu du redressement opéré par sa marque phare Gucci.
Depuis le début de l'année, le titre LVMH perd désormais plus de 35%.
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