Le retrait obligatoire d'Orlen propulse Energa, tandis que Christian Dior profite de la réorganisation des holdings Arnault et que Raspberry Pi signe un semestre record. A l'inverse, Vistry Group alerte sur ses bénéfices, et les secteurs de la défense comme de l'automobile reculent en bloc.
Valeurs en hausse
Energa ( 36,5%) : le producteur d'électricité polonais s'envole après l'annonce par Orlen d'un retrait obligatoire. Le groupe pétrolier public, qui contrôle déjà 95,24% du capital, propose 27,60 zlotys par action. L'opération sera officiellement lancée le 30 septembre.
Christian Dior ( 16,3%) : la holding cotée de la famille Arnault bondit au lendemain de l'annonce d'une réorganisation de la structure qui contrôle LVMH. Elle absorberait Agache et Financière Agache, avant d'être transformée en société en commandite par actions. La simplification de cette cascade de holdings, qui pesait sur la valorisation, réduit la décote du titre.
Atresmedia ( 7,9%) : le groupe audiovisuel espagnol grimpe après l'annonce d'un dividende intérimaire brut de 0,83 euro par action, un acompte particulièrement généreux.
Raspberry Pi ( 6,1%) : le concepteur britannique de nano-ordinateurs bondit après un premier semestre record. Son chiffre d'affaires s'envole de 90% à 256,9 millions de dollars et son carnet de commandes double, porté par la maison connectée et l'aéronautique. Le groupe vise un EBITDA annuel supérieur au consensus.
Clas Ohlson ( 4,3%) : le distributeur suédois d'articles de bricolage et d'équipement de la maison profite de l'initiation de couverture de Handelsbanken à l'achat, avec un objectif de cours de 520 couronnes suédoises. La banque mise sur la montée du commerce en ligne et anticipe une progression de 23% du résultat opérationnel sur l'exercice 2026-2027.
Valeurs en baisse
Vistry Group (-5,5%) : le premier constructeur britannique de logements abordables s'effondre après un avertissement sur résultats. Il ramène sa prévision de bénéfice avant impôts ajusté 2026 de 200 à 165 millions de livres et encaisse un impact de 470 millions de livres lié à sa refonte stratégique, qui prévoit l'arrêt des ventes aux particuliers dans le sud-est de l'Angleterre.
Hiab (-6,8%) : le fabricant finlandais de grues et d'équipements de manutention pour camions souffre d'une dégradation de SEB, qui passe d'acheter à conserver et ramène son objectif de cours de 67 à 65 euros. Le courtier anticipe une prise de commandes plus faible et abaisse ses prévisions de résultat opérationnel.
Verbio (-5,7%) : le producteur allemand de biocarburants recule malgré un net redressement. Le groupe renoue avec un bénéfice net de 63,9 millions d'euros sur l'exercice clos fin juin, après une perte de 138 millions. Jefferies reste toutefois à neutre, avec un objectif de cours inchangé à 36 euros.
OVH (-5%) : l'hébergeur français recule après les déclarations de son président, Octave Klaba, sur les gigafactories d'IA européennes. Il juge les soutiens publics envisagés bien trop faibles au regard des investissements requis, ce qui éloigne la perspective d'une participation du groupe à ces projets.
Secteur défense : le compartiment consolide lourdement, de Heckler & Koch (-12,7%) à CSG (-6,1%), Renk (-4,7%), Hensoldt (-4,5%) et Rheinmetall (-3,9%). Aucune valeur n'échappe au mouvement, pas même Thales (-3,0%) ou Airbus (-1,8%). Après un parcours spectaculaire porté par le réarmement européen, le secteur reste l'un des plus chèrement valorisés de la cote et se prête aux prises de bénéfices, souvent liées à l'actualité géopolitique.
Secteur automobile : le compartiment est sanctionné dans son ensemble, à l'image de Forvia (-2,9%), Schaeffler (-3,1%), BMW (-2,5%) et Valeo (-2,2%). Les immatriculations européennes d'août progressent pourtant de 5,3%, mais Stellantis sous-performe nettement avec une hausse limitée à 3,5%, tandis que Renault et Volkswagen reculent. Mercedes-Benz prévoit par ailleurs de réduire sa masse salariale allemande de 800 millions d'euros, selon WirtschaftsWoche.
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