Hermès aligne une 3e séance de forte baisse jeudi à la Bourse de Paris, poursuivant une série défavorable qui ramène de nouveau le titre en vue de ses plus bas depuis octobre 2022, alors que les analystes ne cessent de revoir à la baisse leurs ambitions sur la maison de luxe parisienne.
Aux alentours de 15h00, l'action du maroquinier perd 1,2% à 1 322,5 euros après avoir atteint dans la matinée un plus bas de 1 305,5 euros, tout proche de son plancher de quatre ans de 1 298,5 euros inscrit la semaine passée. Au même instant, le CAC 40 perd 0,7%.
Depuis quelques jours, la valeur fait l'objet du pessimisme accru de plusieurs analystes, qui se traduit par une rafale de dégradations et d'abaissements d'objectifs de cours.
Dernière déconvenue en date, les équipes de Rothschild & Co Redburn ont dégradé ce jeudi leur recommandation sur le titre d'acheter à neutre, avec un objectif de cours réduit de 1 835 à 1 410 euros.
Hier, celles de JPMorgan avaient ramené leur cible de 1 800 à 1 600 euros, tout en réitérant leur opinion neutre, se disant inquiètes de la récente dégradation de la conjoncture et des incertitudes persistantes entourant la reprise du marché chinois.
La banque d'investissement ne table ainsi plus que sur une croissance organique des ventes de 4,8% au 3e trimestre, contre une précédente estimation de 7,7%.
Un consensus de marché revu à la baisse
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, Citi avait réduit mercredi son objectif de cours de 1 689 à 1 540 euros, une décision là encore justifiée par l'accès de faiblesse continu de la demande en Chine, tout en maintenant son opinion "neutre" sur le titre.
Avant la firme américaine, HSBC, qui affiche une recommandation "conserver" sur le titre, avait déjà ramené sa cible de 1 650 à 1 550 euros, estimant que la détérioration de la confiance des consommateurs et le ralentissement de la croissance affectent aussi le géant français.
Enfin, Bernstein a maintenu hier son opinion "surperformance" sur la valeur, tout en pointant du doigt plusieurs facteurs de ralentissement pour le groupe de luxe, notamment la dégradation du contexte macroéconomique en Chine, un effet de base défavorable lié à la fin des fortes hausses de prix aux Etats-Unis et des tensions de change résiduelles.
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