GL Events relève ses prévisions après un trimestre exceptionnel, tandis qu'Ericsson domine le Stoxx 600 grâce à des résultats très supérieurs aux attentes. A l'inverse, les semi-conducteurs dévissent dans le sillage de l'Asie, pénalisés par la remontée des taux et les doutes sur le financement des infrastructures d'IA.
Actions en hausse
GL Events ( 22,0%) : le spécialiste français de l'événementiel s'envole après avoir relevé sa prévision de croissance pour 2026, désormais attendue au-dessus de 10% à taux de change et périmètre constants. Son chiffre d'affaires trimestriel bondit de 44,3%, à 415,9 millions d'euros, porté par les activités Live et Venues, qui compensent largement le recul des salons propriétaires. Le groupe a notamment bénéficié des Jeux asiatiques d'Aichi-Nagoya et de sa programmation au Stade de France.
Ericsson ( 9,0%) : l'équipementier télécoms suédois domine le Stoxx 600 après des résultats trimestriels nettement supérieurs aux attentes. Son EBITA ajusté atteint 10,1 milliards de couronnes suédoises, contre 7,9 milliards attendus, pour une marge de 17%. La division Networks porte la performance, avec des ventes en hausse de 9% sur un an et une marge brute de 49,8%. Le groupe prévient toutefois que le renchérissement des puces mémoire, alimenté par la demande liée à l'IA, pèsera sur ses marges l'an prochain.
FlatexDEGIRO ( 7,5%) : le courtier en ligne allemand rebondit après avoir sollicité l'autorisation du régulateur pour un programme de rachat d'actions pouvant atteindre 100 millions d'euros. Le titre avait perdu plus d'un tiers de sa valeur depuis début septembre, sur fond d'inquiétudes sur sa croissance et de tensions au sein de la direction.
SES ( 6,1%) : l'opérateur de satellites luxembourgeois profite d'un double relèvement de recommandation d'Oddo BHF, de sous-performance à surperformance, avec un objectif de cours porté de 5,20 à 5,80 euros.
Secteur défense : le compartiment progresse, de Rheinmetall ( 2,5%) à BAE Systems ( 1,9%), Saab ( 1,8%) et Thales ( 1,3%). Une commission mandatée par le gouvernement norvégien recommande d'autoriser le fonds souverain du pays, doté de 2 300 milliards de dollars, à investir dans les grands groupes d'armement occidentaux, aujourd'hui exclus de son portefeuille en raison de leur implication dans la production d'armes nucléaires.
Actions en baisse
Secteur technologique : le compartiment recule, pénalisé par la remontée des taux. L'inflation américaine a accéléré en septembre, à 3,7% sur un an, et sa composante sous-jacente ressort à 2,6%, au-dessus des attentes. Les marchés intègrent désormais une probabilité de 50% d'une nouvelle hausse des taux de la Fed dès octobre. Or les valeurs technologiques, dont la valorisation repose sur des bénéfices attendus loin dans le temps, sont les plus sensibles à la hausse des rendements obligataires.
AT&S affiche -9,7%, ASM International -8,2%, Technoprobe -8,0%, Infineon -7,4%, STMicroelectronics -5,9%, BE Semiconductor -5,5%, ASML -5,1%, Nokia -3,3%.
Les valeurs industrielles et énergétiques liées aux semiconducteurs et aux datacenters dévissent également. Siemens Energy -6,1%, Antofagasta -5,6%, Prysmian -4,9%, ABB -4,2%, Legrand -3,6%, Schneider -3,2%.
Nordea Bank (-6,3%) : la banque nordique décroche, moins pour ses résultats trimestriels, en léger repli, que pour la suspension de son programme de rachats d'actions. Les analystes y voient une incertitude sur les retours aux actionnaires, Barclays pointant par ailleurs la faiblesse de la croissance des prêts et la pression sur les marges d'intérêt.
Kingspan (-3,5%) : le fabricant irlandais de matériaux d'isolation écope d'une amende de 40 millions d'euros de la Commission européenne, pour avoir fourni des informations trompeuses lors de l'examen de son projet de rachat de Trimo en 2021. Le titre pâtit aussi du paiement en actions de l'acquisition de BMC Manufacturing, dont l'ancien propriétaire reçoit plus de 127 millions d'euros en titres.
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