Sociétés

BP profite de la flambée des marges de raffinage

Publié le 30 octobre 2026 à 9h20

Le géant pétrolier britannique BP publie des résultats trimestriels en forte progression, porté par un environnement énergétique particulièrement favorable. Entre l'envolée des marges de raffinage, la vigueur du négoce de gaz et une réduction spectaculaire de son endettement, le groupe publie au-dessus des attentes du marché.

BP a le vent en poupe. Le groupe britannique a dégagé un bénéfice ajusté au coût de remplacement de 8,46 milliards de dollars au troisième trimestre 2026, contre 5,73 MdsUSD au trimestre précédent et 2,21 MdsUSD un an plus tôt. Le résultat dépasse également les prévisions des analystes, qui avaient sensiblement relevé leurs estimations ces dernières semaines.

Le bénéfice net publié atteint pour sa part 4,70 MdsUSD, contre 1,16 MdUSD un an auparavant. L'écart avec le bénéfice ajusté s'explique notamment par des éléments exceptionnels, dont d'importantes dépréciations d'actifs.

Le raffinage et le négoce tirent les résultats

Cette performance s'explique principalement par l'amélioration des conditions de marché. Les perturbations de l'approvisionnement mondial en hydrocarbures ont favorisé les marges des raffineurs. L'indicateur de marge de raffinage de BP a ainsi atteint 46,7 USD par baril, contre 29,6 USD au deuxième trimestre et 15,8 USD un an plus tôt.

Concrètement, le groupe gagne davantage d'argent en transformant le pétrole brut en produits raffinés, notamment en essence et en diesel. Le segment "Customers & Products" affiche ainsi un résultat ajusté avant intérêts et impôts de 6,9 MdsUSD, contre 5 MdsUSD au trimestre précédent.

Le négoce de gaz (opération de trading et d'arbitrage) a également contribué à cette hausse. Les activités gazières et bas carbone ont dégagé un résultat opérationnel ajusté de 3,2 MdsUSD, contre 2,1 MdsUSD au deuxième trimestre.

Sur le plan opérationnel, la production d'hydrocarbures reste stable, autour de 2,2 millions de barils équivalent pétrole par jour. La disponibilité des raffineries progresse à 96,5%, contre 94,7% au trimestre précédent.

Une dette qui recule, mais des actifs dépréciés

L'autre bonne nouvelle concerne le bilan. BP a généré 14,83 MdsUSD de flux de trésorerie opérationnels, contre 10,86 MdsUSD au deuxième trimestre. Cette génération de liquidités a permis de ramener la dette nette de 22,25 à 13,87 MdsUSD en seulement trois mois.

Toutefois, le groupe a comptabilisé environ 4 MdsUSD de dépréciations nettes après impôts, principalement liées à ses activités de transition énergétique. Ces charges, essentiellement comptables, traduisent une révision à la baisse de la valeur de certains investissements passés.

Sous la direction de Meg O'Neill, BP poursuit donc la simplification de son portefeuille, notamment à travers des cessions d'actifs. Le groupe entend également consacrer ses excédents de trésorerie au règlement de ses obligations résiduelles liées à la catastrophe de Deepwater Horizon.

Copyright (c) 2026 Zonebourse.com - All rights reserved.

Actualités assurance

Chargement en cours...

L'info asset en continu

Chargement en cours...

Dans la même rubrique

Puma réduit légèrement sa perte nette au 3e trimestre

Puma fait part d'une perte des activités poursuivies de 54,9 MEUR au titre du 3e trimestre 2026,...

HRS en quête d'un nouveau souffle

Le spécialiste français des infrastructures hydrogène a publié des résultats annuels 2025-2026...

Obiz sur une bonne dynamique

La plateforme digitale de marketing relationnel a réalisé un chiffre d'affaires annuel record de...

Voir plus

Chargement…