Arm Holdings a publié des résultats supérieurs aux attentes au deuxième trimestre, soutenu par la forte progression de ses revenus de licences et l'adoption croissante de ses architectures de processeurs dans les centres de données. Le groupe britannique bénéficie des investissements des grands fournisseurs de services cloud, qui développent leurs propres puces pour améliorer les performances et l'efficacité énergétique de leurs infrastructures d'intelligence artificielle. Malgré cette dynamique, l'action reculait d'environ 2% après la clôture de Wall Street, les investisseurs restant attentifs à la progression moins rapide que prévu des redevances.
Le chiffre d'affaires trimestriel d'Arm a atteint 1,44 milliard de dollars, contre 1,38 milliard attendu par les analystes, tandis que le bénéfice ajusté par action s'est établi à 0,52 dollar, dépassant le consensus de 0,47 dollar. Les revenus de licences ont bondi à 773 millions de dollars, nettement au-dessus des 625,1 millions anticipés. En revanche, les redevances perçues sur les ventes de puces intégrant ses technologies n'ont progressé que de 8% sur un an, à 670 millions de dollars, contre 720,8 millions attendus. Pour le troisième trimestre, Arm prévoit un chiffre d'affaires de 1,54 milliard de dollars, légèrement supérieur au consensus de 1,53 milliard, une perspective jugée relativement prudente au regard de la dynamique de l'IA.
La croissance du groupe repose notamment sur la pénétration de ses architectures dans les infrastructures cloud, où leur efficacité énergétique constitue un avantage face à l'augmentation des besoins en calcul et des coûts d'électricité. Selon Arm, ses technologies équipaient plus de 50% des déploiements de processeurs pour serveurs chez les principaux fournisseurs cloud en 2025, une proportion qui devrait dépasser 60% d'ici fin 2026. Son modèle économique, fondé sur la vente de licences et la perception de redevances plutôt que sur la fabrication directe de puces, lui permet de bénéficier de la multiplication des processeurs personnalisés développés par les hyperscalers pour leurs applications d'intelligence artificielle.
Arm reste parallèlement confronté à une incertitude juridique dans son différend avec Qualcomm concernant leurs accords de licence. Le mois dernier, un jury du Delaware a estimé que le groupe britannique avait enfreint certaines dispositions contractuelles et interféré dans les relations commerciales de Qualcomm avec Meta, tout en limitant les dommages et intérêts à 2 dollars. Plusieurs questions essentielles, notamment les futures conditions de licence et les redevances, doivent encore être tranchées par un juge. Malgré ce contentieux et la déception sur les revenus de redevances, Arm poursuit son expansion dans les centres de données, un marché appelé à jouer un rôle croissant dans son activité.
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