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L’offre très discrétionnaire des contrats à annuités variables

Funds - Juin 2016 - Marie Lafourcade

Assurance vie

L’offre très discrétionnaire des contrats à annuités variables

Bien que garantissant des revenus certains jusqu’à la fin de la vie, ces contrats n’ont pas eu de succès commercial en France. Les raisons sont nombreuses : la rareté de l’offre, la concurrence du système de retraite par répartition et le seuil élevé de souscription.

Des revenus garantis jusqu’à la fin de la vie ? Seuls les contrats à annuités variables offrent une telle visibilité. Introduits en 1996 par Axa aux Etats-Unis, ils s’y adjugent les deux tiers de la collecte d’épargne. En France, il faut attendre 2007 pour que soient lancés, par Axa suivi d’Allianz et de La Mondiale, les produits à annuités variables. Mais ils resteront un produit de niche, contrairement au reste de l’Europe, en Allemagne notamment. C’est que la concurrence est rude : outre le système de répartition, les épargnants français ont à leur disposition une large gamme de produits retraite.

Un produit à haute sophistication financière et actuarielle

Pour le titulaire d’un contrat à annuités variables, le fonctionnement paraît simple. Après une phase d’accumulation, il reçoit à vie des revenus au montant certain. En réalité, cette protection est obtenue à partir d’une grande complexité technique.

A la fin de la phase d’épargne, l’assureur en analyse les constituants pour retenir le montant le plus élevé, qui constituera l’assiette des revenus garantis. En effet, les contrats à annuités variables garantissent les revenus, mais pas le capital. La garantie sera révisée à la hausse si les fonds en unité de compte ont bien performé ; dans le cas contraire, le revenu sera celui du niveau décidé lors de la souscription.

Vient ensuite la phase de distribution, scindée en deux temps. Dans le premier, les montants distribués sont considérés comme des rachats partiels et la possibilité de transmettre un capital reste intacte.

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