La simplification du cadre prudentiel des banques européennes pourrait débloquer 2 800 milliards d’euros de prêts, selon un nouveau rapport de l’Association pour les marchés financiers en Europe (AFME). En effet, d’après cette analyse, simplifier la réglementation, qui comprend jusqu’à 86 coussins d’exigences de fonds propres, permettrait de réduire de 62 points de base les coûts de financement des banques européennes.
Celles-ci affichent par exemple des ratios de fonds propres de catégories Tier 1 d’environ 17,7 %, alors que le seuil optimal se situe entre 10 % et 15 %, selon l’AFME. Cela se traduit par une hausse du coût de financement pour les entreprises comme pour les ménages, selon l’association, qui estime que des réformes libéreraient 281 milliards d’euros de capital CET1 qui pourraient être réalloués au crédit. L’AFME suggère notamment de supprimer les couches de coussins d’exigences de fonds propres qui se chevauchent et de remplacer le cadre européen de Minimum Requirement for Own Funds & Eligible Liabilities (MREL) – dispositif visant à renforcer la capacité des banques à absorber des pertes mis en place après la crise financière – au profit des normes internationales Total Loss Absorbing Capacity (TLAC), utilisées notamment par certaines banques américaines.